Arrivé contre 6,5 M€, déjà disparu des radars : que se passe-t-il avec la seule recrue hivernale de Bruges ?
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Seule recrue hivernale du Club de Bruges, Félix Lemaréchal n'a déjà plus voix au chapitre malgré l'investissement de 6,5 millions d'euros consenti par les Blauw & Zwart. Un coup dans l'eau, ou le Français est-il déjà en train d'être préparé pour la saison prochaine ?
Commençons par les chiffres, car eux ne mentent jamais. Quatre matches, 81 minutes de jeu. Ce n'est pas seulement extrêmement peu pour un joueur affichant un tel prix, mais cela ravive aussi le débat autour de la politique de transferts des Blauw & Zwart.
À une époque où l'efficacité, sur et en dehors du terrain, est cruciale, un tel investissement ne peut pas être ignoré. Surtout quand, lors des trois dernières rencontres des Champions Play-offs, ce même joueur ne figurait même pas dans le groupe.
Lemaréchal, pas prêt selon Leko
Et pourtant, l'histoire est plus nuancée qu'un simple calcul d'euros par minute. Le coach Ivan Leko insiste sur l'intensité, l'impact dans les duels, la capacité à prendre un match à son compte. Des mots-clés qui collent parfaitement à l'ADN qu'il tente de réinstaller au Club de Bruges. Selon Leko, Lemaréchal n'est pas encore prêt pour cela aujourd'hui. Une affirmation étonnante, car chez le voisin du Cercle, le Français avait justement montré qu'il pouvait fonctionner dans un système basé sur un pressing haut.
C'est là que le bât blesse. Est-ce une question de temps et d'adaptation ? Ou le Club de Bruges s'est-il trompé sur le profil recruté ? Dans l'ombre de ces questions, un autre élément entre en jeu : la concurrence. Hans Vanaken reste le leader incontesté du milieu et semble intouchable, et ce pour la saison prochaine également. En parallèle, Hugo Vetlesen enchaîne à nouveau, ce qui réduit encore la marge pour tenter des choses.
Cissé Sandra lui est même préféré
Résultat : Lemaréchal doit actuellement se battre non seulement contre les attentes, mais aussi contre une hiérarchie solidement installée. Et comme si cela ne suffisait pas, un produit de l'académie comme Cissé Sandra lui est même préféré sur le banc. C'est, au minimum, un signal interpellant. Non pas que Sandra manque de qualités, mais parce que cela pose la question de savoir pourquoi une coûteuse recrue hivernale est si vite reléguée au second plan.
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Dans ce tableau s'inscrit aussi la situation de Ludovit Reis. La recrue estivale a disparu des radars depuis des mois, si bien que le Club se retrouve soudainement avec deux milieux dans lesquels il a fortement investi, mais qui, sportivement, ne rapportent quasiment rien. Et ce n'est tout de même pas un détail.
Préparé pour la saison prochaine ?
Pour autant, il est trop simple de rendre un verdict dès maintenant. L'histoire montre que certains joueurs ont besoin de temps pour s'adapter aux exigences spécifiques du Club de Bruges. L'intensité, la pression, les attentes : ce sont des facteurs que tout le monde ne digère pas immédiatement. Dans cette optique, il n'est pas impensable que Lemaréchal soit préparé en vue de la saison prochaine, lorsque les cartes seront rebattues.
Mais soyons honnêtes : le temps de l'indulgence est limité. Le Club de Bruges n'est pas un club formateur pour réaliser des expériences coûteuses. Les résultats priment, et celui qui ne peut pas contribuer tout de suite disparaît rapidement du paysage. Dans les mois à venir, Lemaréchal devra se montrer. Un échec de l'unique recrue hivernale serait particulièrement douloureux pour le Club.