Téléphones et manque de cohésion : une icône d'Anderlecht explique pourquoi le club ne gagne plus
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Le choc entre Anderlecht et Bruges approche, mais il n'a plus le même poids dans la course au titre. Un constat qui dérange Tomasz Radzinski.
L'ancien attaquant Tomasz Radzinskia connu la grande époque dorée des Mauves au début des années 2000, marquée par des victoires historiques contre des géants comme Manchester United ou la Lazio. Selon Radzinski, la clé de ce succès ne se trouvait pas sur le terrain, mais en dehors.
Un groupe bien plus soudé
Radzinski se souvient de l'ambiance qui régnait dans le vestiaire. "Nous avions beaucoup de qualités individuelles, mais avant tout, nous étions un bloc. Dans le vestiaire, nous étions des amis", confie-t-il dans Het Nieuwsblad.
Cette complicité allait très loin. "Français, Flamand, Anglais... peu importait. On faisait tout ensemble. On allait manger au resto, on sortait en concert. Il arrivait qu'on arrive à l'entraînement avec de petits yeux", s'amuse-t-il. "Mais c'est ce qui nous poussait à nous défoncer les uns pour les autres le week-end."
Pour lui, cette cohésion était le facteur décisif de leurs performances. "On était prêts à traverser le feu les uns pour les autres. C'était un énorme avantage."
La différence avec le football moderne
Sans juger directement le vestiaire actuel, il décrit une évolution plus globale du sport. "Aujourd'hui, les joueurs sont peut-être plus isolés. Les smartphones, les réseaux sociaux... C'est un autre monde", explique Radzinski. "Chez nous, c'était simple : s'il le fallait, on courait dix fois pour un coéquipier."
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Il ajoute une petite critique : "Maintenant, j'ai l'impression qu'un joueur veut bien faire le sale boulot une fois, mais pas deux. Et cette différence, elle se ressent sur la pelouse."
Un scénario impensable
Pour Radzinski, c'est difficile d'accepter qu'Anderlecht ne soit pas à la lutte pour le titre cette saison. "Ce n'est pas une année dramatique. Jusqu'en février, on parlait encore du titre." Mais la suite a été compliquée, avec des défaites, un changement d'entraîneur et une perte de confiance.
C'est précisément là que Radzinski souligne l'importance de la force collective. "Une équipe soudée ne perd pas cinq ou six matchs d'affilée. Ça n'arrive tout simplement pas."