Antoine Sibierski se présente : "Mes valeurs collent avec celles d'Anderlecht et c'était primordial"
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Ce mercredi à 14h30, Antoine Sibierski a été présenté à la presse et aux supporters. Extraits choisis de sa conférence de presse au Lotto Park.
Après des semaines de spéculation, Antoine Sibierski a été intronisé cette semaine en tant que directeur sportif du RSC Anderlecht, succédant à Olivier Renard qui a pris la porte en février dernier. Le Français de 51 ans a du pain sur la planche, comme nous l'écrivions plus tôt, et s'est présenté ce mercredi à la presse en compagnie de Kenneth Bornauw.
"Merci à toutes les personnes néerlandophones ici d'accepter que je m'exprime en français. La communication est importante et c'est plus simple dans sa langue natale", entame-t-il d'emblée, avant d'aborder divers points.
Le prestige d'Anderlecht et ses valeurs
"Le prestige du club et ce qu'il représente font que le travail que j'aurai à faire doit être à la hauteur de cette histoire", déclare Antoine Sibierski. "Il faut pratiquer un football dominant, avec et sans ballon. Je veux voir des équipes avec un état d'esprit irréprochable, de vraies valeurs en termes de discipline, de rigueur, de travail. Courir a toujours été important dans le football et il faut le mental pour le faire".
Le Français a insisté sur un point : ce qui était primordial pour lui était que les valeurs du Sporting et les siennes soient alignées. "Ce n'est pas une question de prendre n'importe quel projet pour un contrat et de l'argent : je veux transmettre mes valeurs, et elles doivent coller avec ce que le club doit représenter", pointe-t-il.
Bornauw et Sibierski en contact "depuis un certain temps"
Le nouveau directeur sportif du RSC Anderlecht n'a pas souhaité donner de détails sur le timing de ses premiers contacts avec Kenneth Bornauw et la direction. "Février dernier ? Je crois que vous vous trompez, nous n'avons pas commencé à discuter à ce moment-là", affirme-t-il.
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"J'ai eu un premier contact... il y a quelque temps avec Kenneth. Ce qui m'a plu, c'est que nous avons d'abord souhaité évaluer l'aspect humain, les valeurs : est-ce que celles de Kenneth, qui est mon CEO, et les miennes, matchent. Est-ce que mes valeurs matchent avec celles du club? Cela a été nos premières discussions". L'humain est en effet au centre de son mode de management, explique Sibierski.
"Ca m'a donné envie d'aller plus loin, ça m'a rassuré. J'ai ensuite rencontré Marc Coucke et Michael Verschueren. C'était important de rencontrer ces gens-là, ressentir leur personnalité et eux la mienne, car il y a un vrai engagement, comme dans un mariage", sourit-il.
L'absence de stabilité ces dernières années à Anderlecht n'a pas traîné dans sa tête, assure d'ailleurs Antoine Sibierski. "C'est un constat, dans un club, il faut de la stabilité pour atteindre des objectifs", concède-t-il. "Mais maintenant, je suis là, et j'ai conscience des responsabilités qui sont les miennes par rapport à un tel club. Je veux que les supporters puissent s'identifier aux joueurs sur le terrain, à leurs valeurs humaines".