Brillant à Arsenal, mais pas chez les Diables : Leandro Trossard peut-il enfin convaincre en sélection ?

© photonews

Leandro Trossard a encore été décisif en Champions League, et vit une saison très réussie de plus avec les Gunners. Mais en équipe nationale, ses bons matchs se comptent sur les doigts d'une main.

Nous vous en parlions ce matin : Leandro Trossard à Arsenal, c'est une affaire qui roule comme sur des roulettes. Certes, l'ancien de Genk et de Brighton & Hove Albion n'est pas un titulaire indiscutable chez les Gunners. Mais Mikel Arteta a pleinement saisi son rôle, et même avec 43% de temps de jeu cette saison, personne ne peut contester son importance.

À 31 ans, Leandro Trossard pourrait donc vivre la saison la plus épanouie de sa carrière, pas nécessairement sur le plan statistique et individuel (il avait terminé avec 17 buts en 2023-2024, par exemple), mais bien collectif. Champion d'Angleterre et champion d'Europe ? Aucun Diable Rouge n'arriverait à la Coupe du Monde couronné d'autant de succès cette saison que Trossard, si Arsenal allait au bout sur les deux fronts.

Rudi Garcia pourra-t-il se passer de Trossard dans le onze ? 

Et pourtant, malgré ce statut, il y a un monde où Leandro Trossard débute la Coupe du Monde 2026... dans le rôle d'un remplaçant. Le paradoxe, c'est qu'en réalité, c'est ce que le public belge... espère en bonne partie de la part de Rudi Garcia. Car si bon soit-il en club, Trossard n'est pas loin d'être calamiteux en équipe nationale, et le mot n'est pas (beaucoup) trop fort.

Cinquante caps, onze buts : sur papier, ce ne sont pas de mauvaises statistiques. Mais Trossard, que certains espéraient voir succéder à Hazard en tant que leader de l'attaque belge, ne convainc pas dans le contenu. Durant les qualifications pour la Coupe du Monde, il était aux abonnés absents : un seul but, en parvenant même à ne pas en inscrire lors des démonstrations offensives face au Kazakhstan ou au Liechtenstein (et à ne même pas donner d'assist) ! 

{READALSO}

Pire : lors du match qui a en quelque sorte servi de rampe de lancement aux Diables made in Garcia, à Genk face à l'Ukraine, dans "son" stade, Trossard... a été le seul joueur à passer au travers. Alors que nous parlions à l'époque de Diables "brillants", le Gunner était le seul à recevoir de notre part une note d'échec : 3/10 au terme d'un match catastrophique. Tout le secteur offensif avait répondu présent, sauf lui. À l'aller, à Murcie, il n'avait pas été aussi mauvais... mais mettait Koni De Winter dans la sauce suite à une très mauvaise passe. 

La Coupe du Monde 2026, dernière chance pour Trossard chez les Diables ? 

Lors du dernier grand tournoi des Diables Rouges, à l'Euro 2024, même chose : face à la Slovaquie, Trossard livrait ce que nous décrivions comme "son pire match en sélection" (il n'a toujours pas fait pire depuis), et lui assénions la cote minimale - 1/10, la cote de présence. De mémoire de suiveur des Diables, personne n'a fait pire ces dix dernières années, sauf peut-être Mousa Dembélé lors de la demi-finale de 2018. 

La Slovaquie, ce n'est pas plus fort que l'Egypte : on en est même à peu près certain, c'est moins fort, les Slovaques n'ayant ni Mohamed Salah ni Omar Marmoush. Peut-on se permettre, à Seattle, que Leandro Trossard débute le match et le traverse comme un fantôme ? Quand la concurrence sur les ailes est si forte, Garcia va-t-il opter pour l'expérience de Trossard et espérer qu'enfin, son "syndrôme Luc Nilis" disparaisse ? Si c'est le cas, le sélectionneur des Diables prendra le risque de se mettre le public à dos si les choses se passent mal. 

Plus de news