Bruges et Anderlecht à la lutte pour de jeunes talents... dont un de 13 ans seulement
La lutte pour attirer les plus grands talents en Belgique n'a jamais été aussi intense. Anderlecht et le Club de Bruges, surtout, se livrent un véritable bras de fer au niveau des jeunes.
Que les clubs du top cherchent à se voler mutuellement leurs talents, ce n'est pas nouveau. Mais cette saison, cela paraît plus intense que jamais. Ainsi, le Club de Bruges a récemment attiré Yankuba Ceesay en provenance de Neerpede, le centre de formation d'Anderlecht. Un signal clair envoyé au rival. Mais Anderlecht a répliqué dans la foulée : il est parvenu à déloger à son tour Daevon Balembi du Club de Bruges. L'ailier a signé jusqu'en 2029 et est considéré comme l'un des grands talents de sa génération.
Balembi est le prototype de l'ailier moderne : techniquement fort, rapide et à l'aise des deux pieds. Anderlecht voit en lui un joueur capable, à terme, de faire la différence, ce qui explique pourquoi le club voulait l'attirer coûte que coûte.
D'autres clubs ne sont pas épargnés dans cette bataille. Le Club de Bruges a chipé Jeoffrey Mbambi aux jeunes de l'Antwerp, et a recruté Beau Brughmans – frère de Lucca Brughmans – un autre talent à fort potentiel issu de la formation du KRC Genk.
De l'autre côté, Anderlecht continue d'élargir son réseau. Avec Léon Youki Volpini, un talent italo-japonais en provenance du KV Courtrai, Neerpede poursuit son renforcement avec des profils internationaux.
Un talent de 13 ans déjà très courtisé
Autre fait marquant : les talents sont désormais recrutés de plus en plus jeunes. Exemple récent : Darnell Kabongo, un avant-centre de seulement... 13 ans que qu'Anderlecht a débauché à l'Antwerp. Kabongo s'est distingué avec pas moins de 61 buts et 15 passes décisives dans les catégories de jeunes et passe pour un talent exceptionnel. Que des clubs enrôlent déjà des joueurs à cet âge montre à quel point la concurrence est devenue féroce.
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Pourquoi la "chasse" aux talents est-elle si intense ? La réponse est simple : la formation des jeunes vaut de l'or. Les clubs gagnent des millions grâce à des joueurs issus de leur académie et veulent renforcer ce modèle. Et l'entourage de ces jeunes, parents comme agents, le sait et tente de vendre et monnayer les services de joueurs non pas confirmés mais de plus en plus jeunes.
S'y ajoute un facteur supplémentaire. Les équipes espoirs des deux clubs évoluent en Challenger Pro League et, suite à la modification du format de la compétition, elles ne seront plus protégées contre la relégation. Cela signifie qu'elles doivent rester compétitives. Elles ont donc besoin de talents capables d'avoir un impact immédiat.