Antoine Sibierski a sûrement sa petite idée, mais voici quelques candidats pour le poste de coach d'Anderlecht
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Qui succédera à Jérémy Taravel sur le banc du RSC Anderlecht ? Antoine Sibierski travaille probablement jour et nuit à cette question. Voici une liste de coachs potentiels, et la raison pour laquelle ils seraient intéressants.
Alfred Schreuder
Par défaut, son nom reviendra certainement : le coach néerlandais, champion avec le Club de Bruges en 2022, a été tout proche de signer à Anderlecht cette année suite au licenciement de Besnik Hasi. Son club saoudien, Al-Diriyah, l'a retenu à l'époque... et vient de le licencier. Il est donc libre.
Mais en plus d'être une idée de l'ancienne direction sportive, Schreuder a un gros problème : il fait partie du staff de l'Allemagne, et ira donc à la Coupe du Monde. À moins que l'Allemagne se troue totalement et prenne la porte en poules, il sera absent jusqu'à assez tard dans le courant du mois de juillet : on imagine qu'Antoine Sibierski préférerait que son coach arrive plus tôt.
Mark Van Bommel
Un véritable "serpent de mer" du côté du RSC Anderlecht : le nom de Mark Van Bommel a été cité à de nombreuses reprises. Le Néerlandais reste libre depuis la fin de son aventure à l'Antwerp, en juin 2024. Lui aussi champion de Belgique, il prend son temps pour retrouver un défi mais dans un marché fluctuant et saturé, plus il reste loin des terrains, moins il sera compétitif.
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C'est peut-être la chance de Sibierski, qui peut essayer de réussir là où les dirigeants précédents ont échoué. Van Bommel jugeait auparavant que le moment n'était pas opportun ; cette fois, s'il obtient des garanties, cela peut être différent. Un candidat plausible.
Wouter Vrancken
Le football de Saint-Trond est l'un des plus beaux de Belgique, et Wouter Vrancken est à créditer pour cela. Mais il pourrait bien ne pas rester au-delà de son contrat, et opter pour une première aventure à l'étranger : on le cite avec insistance du côté de Lorient.
C'est le problème d'Anderlecht : si Vrancken quitte le Stayen, on le voit mal opter pour une équipe belge qui risque de passer à côté de l'Europe. Le salaire anderlechtois sera bien meilleur, mais cela ne fait pas tout. Un premier défi à l'étranger semble plus probable.
Stéphane Dumont
L'entraîneur de l'ESTAC Troyes a emmené son équipe en Ligue 1 avec brio, mais c'est un succès auquel on attache beaucoup le nom... d'Antoine Sibierski. C'est ce dernier qui a mis Stéphane Dumont, qu'il connaissait très bien personnellement, aux manettes. Mais l'ESTAC va devoir amener des garanties à son coach maintenant que la montée est acquise mais que Sibierski est parti.
Et si le RSCA tentait de tirer les marrons du feu ? C'est peu probable : Dumont veut bien sûr découvrir la Ligue 1, et est sous contrat jusqu'en 2028. Mais des entraîneurs qui quittent le navire après une montée, cela arrive presque chaque saison. Et si cela arrive, le Lotto Park sera une destination logique pour le coach de Troyes.
Domenico Tedesco
C'est notre "wild card" : récemment démis de ses fonctions au Fenerbahçe, Domenico Tedesco est libre et reste sur une expérience mitigée en Turquie. Il y a été porté aux nues en début de mandat avant de payer cher les exigences démesurées des dirigeants du Fener, ainsi qu'une fin de saison compliquée qui a permis au Galatasaray d'être sacré.
Ses qualités de coach ont à nouveau été entrevues à Istanbul ; Tedesco connaît la Belgique par coeur, parle plusieurs langues, est jeune et très travailleur. Si le salaire n'est pas un obstacle insurmontable, Antoine Sibierski serait peut-être inspiré de tenter ce qui serait un très gros coup et de drôles de retrouvailles pour la Belgique.