Antoine Sibierski sur le banc d'Anderlecht : un choix logique ? Stijn Stijnen et Radja Nainggolan divisés
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La présence d'Antoine Sibierski sur le banc d'Anderlecht face à La Gantoise n'est pas passée inaperçue. Un choix qui a fait réagir Stijn Stijnen et Radja Nainggolan, tous deux partagés sur la question.
Une présence a particulièrement attiré l’attention sur le banc du RSC Anderlecht lors du déplacement à la Planet Group Arena face à La Gantoise : celle d’Antoine Sibierski. Le nouveau directeur technique d’Anderlecht s’était installé aux côtés du staff technique sur le banc, et non en tribunes avec Marc Coucke et les autres dirigeants.
"Quand on regarde dans des pays comme l’Allemagne, ce n’est pas inhabituel. Chez nous, ça l’est plus. Mais surtout, c’est le timing qui pose question… Moi, je me mets dans la tête des joueurs. Si Sibierski s’assoit là, je me dis : pauvre Taravel, pauvres assistants”, a déclaré Stijn Stijnen dans le podcast Ongefilterd.
"Tu affaiblis complètement son autorité. C’est comme si tu voulais venir contrôler parce que tu n’as pas confiance dans le staff. S’il est inscrit, il a évidemment le droit d’être sur le banc. Mais tu montres au groupe qu’il n’y a pas de confiance envers le staff."
"À partir de la saison prochaine, pourquoi pas, si tu veux instaurer cette culture dans le club. Mais là, ça donne surtout l’impression d’un manque de confiance. Les joueurs le voient aussi. Pour moi, c’est une erreur d’appréciation à quatre jours de la finale de Coupe. Tu fragilises quand même ton entraîneur principal, non ?"
Radja Nainggolan voit les choses différemment
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Radja Nainggolan, qui connaît cette pratique en Italie, a une vision bien différente de la situation : "Je suis convaincu que lorsqu’un club fonctionne bien et qu’il y a une relation saine et chaleureuse entre la direction et les joueurs, la collaboration devient très fluide. Dans ce cas-là, un directeur sportif peut aussi s’asseoir sur le banc."
“Parfois, il est important d'avoir une figure qui puisse représenter le club. En tant que joueur, on en a parfois aussi besoin. Parfois, il faut mettre un peu de pression. Le directeur sportif doit beaucoup échanger avec l'entraîneur et le staff, donc je trouve assez normal qu'il prenne place sur le banc. Surtout quand on est nouveau.”