"Trop tendre pour ce niveau" : un Diable particulièrement visé après sa prestation d'hier
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Les Diables Rouges sont revenus de très loin contre le Sénégal. Les médias étrangers ne manquent pas de souligner cette remontada, mais n'oublient pas non plus de rappeler que c'est notre adversaire qui l'a permise en s'écroulant.
Peu voyaient nos Diables se sortir de la tenaille sénégalaise à cinq minutes de la fin du temps réglementaire. Aux Pays-Bas, NOS se préparait à accueillir nos joueurs à l'aéroport avec les Oranje : "À Seattle, le Sénégal, débordant d'énergie, a écrasé la Belgiqu. Rudi Garcia a tenté de calmer le jeu pendant la pause fraîcheur, mais en vain. Même l'envahissement du terrain par quelques supporters belges n'a pas réussi à réveiller les Belges, le Sénégal restant maître du jeu".
"Romelu Lukaku, entré en jeu après la pause, paraissait quelque peu perdu sur le terrain et n'a joué qu'un rôle mineur pendant la seconde pause fraîcheur, lorsqu'il a dû séparer Leandro Trossard et Youri Tielemans, qui se disputaient. Le meneur de jeu Kevin De Bruyne, entré en jeu, était déjà assis sur le banc, l'air sombre. Rien ne laissait présager un retournement de situation belge. Et pourtant...", écrivent nos confrères néerlandais.
En France, c'est la gestion du Sénégal qui interpelle avant tout : "Ces Lions se sont effondrés de manière invraisemblable. Sans la sortie ratée du gardien sénégalais, difficile d'ailleurs d'imaginer la Belgique revenir à hauteur... Mais les matches se jouent parfois sur des coups du sort. Comment cette escouade qui dominait à ce point a-t-elle aussi mal géré cette fin de match ? L'entrée de Lukaku a évidemment tout changé et placé une immense menace sur la défense des Lions".
Le miracle de Seattle
"Les Sénégalais pourront pleurer toutes les larmes de leurs corps et revoir cette gestion catastrophique de leur avantage. Problème mental, physique ? Il sera temps d'analyser tout ça plus tard. Rudi Garcia devra aussi se pencher sur le contenu de son succès. Il se contentera du résultat aujourd'hui mais aura besoin de mieux saisir comment certains cadres ont pu passer autant à travers, Kevin De Bruyne par exemple. Cela l'aidera certainement, ensuite, à prendre de nouvelles décisions", poursuivent nos confères tricolores.
Comme à son habitude, L'Equipe a ainsi ses notes aux joueurs. Comme depuis le début du tournoi, Leandro Trossard fait partie des bons élèves, avec un 7/10 : "Le joueur belge le plus régulier de la Coupe du monde a été à la hauteur de l’événement. Notamment en offrant d’un centre le but de l’égalisation à Tielemans (89e) ou en le cherchant régulièrement, notamment de la voix par une dispute avec son capitaine en mondovision, juste avant la pause fraîcheur de la seconde période. Il était dangereux en début de rencontre car audacieux et incisif. Il fait partie de ceux qui y ont cru jusqu’au bout".
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Rudi Garcia a dû revoir sa copie
Kevin De Bruyne n'obtient un revanche qu'un triste 3/10 : "La star belge était l’ombre d'elle-même. Imprécis sur ses tirs, peu décisif dans ses passes, globalement trop peu influent. Sorti un peu par la petite porte d’une Coupe du monde trop moyenne, dès la 56e, mais avec classe et respect pour son entraîneur. Un symbole".
Et encore, KDB n'a pas obtenu le bonnet d'âne, c'est Charles De Ketelaere qui repart avec la plus mauvaise note, un 2/10 : "Il n’a pas existé seul en pointe, notamment dans le domaine aérien. Son manque de spontanéité (9e) ou de prise de risque, ses choix trop tardifs ont pénalisé les très maigres occasions des Diables Rouges en première période. Trop tendre pour ce niveau". Rudi Garcia aura-t-il tiré les mêmes enseignements ?