"C'est là qu'ils ont commis une grave erreur" : la presse espagnole s'interroge sur le plan des Diables

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En ce lendemain d'élimination contre l'Espagne, la presse internationale parle abondamment du scénario sur le fil de ce quart de finale. Les médias espagnols concentrent leurs éloges sur Mikel Merino, qui s'est à nouveau illustré comme supersub.

Les derniers rescapés de la génération dorée ont-ils tiré leur révérance hier soir contre l'Espagne ? Ce qui est certain, c'est que la Belgique fait désormais moins peur que durant son âge d'or. Le quotidien AS résume bien l'état d'esprit espagnol avant ce quart de finale : "Alors que tout le monde pensait déjà à Kylian Mbappé, Michael Olise et aux autres joueurs français, il restait encore un match à jouer. Un désagrément".

Car les Diables se sont montrés plus coriaces que prévu, contrariant la Roja jusqu'à quelques minutes de la fin du temps réglementaire. Et ce fameux ballon repoussé au petit rectangle. "Avec la blessure de Courtois, l'Espagne a remporté le jackpot de façon inattendue. Courtois a été remplacé par Senne Lammens, qui a immédiatement offert un but à Merino dès son premier ballon touché, alors que ce dernier venait à peine de faire son entrée sur le terrain".

Même topo du côté de Marca, qui pointe également l'entrée de Senne Lammens comme le tournant du match : "Courtois ne méritait pas une telle fin. (...) L'Espagne a peiné face au meilleur gardien du monde. Yamal, Ruiz et Oyarzabal l'ont mis à l'épreuve de tous les côtés, mais le Belge s'est toujours étiré un peu plus pour arrêter le ballon. (...) Ce fut un choc sur le moment, mais les larmes juste avant le remplacement en disaient long. Un cadeau pour l'Espagne, car Lammens...".

Lammens permet à Merino d'encore un peu plus entrer dans la légende

Cela dit, tout mettre sur le dos du gardien de Manchester United serait injuste. La Belgique parvenait de moins en moins à ressortir, la pression espagnol s'intensifiait. "La Belgique s'est crue à l'aise avec l'idée de laisser les choses suivre leur cours. Une grave erreur", estime Marca.

Le journal espagnol a surtout tenu à féliciter Mikel Merino. Le supersub avait déjà évité à l'Espagne d'aller aux prolongations en huitième de finale. "Contre le Portugal, il lui a fallu cinq minutes. Contre la Belgique, une minute et demi. Lors des deux derniers matchs, il a joué huit minutes, suffisamment pour devenir un héros national. Qui ne voudrait pas être Mikel Merino ces temps-ci ? Un remplaçant qui ne se plaint pas quand De la Fuente le laisse à nouveau sur le banc contre la France". 

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Une finale avant la lettre face aux Bleus ?

Cette qualification espagnole au forceps rend toutefois hommage à l'organisation belge : "Ce n'était pas un cliché. Luis de la Fuente avait déjà prévenu que la Belgique serait un adversaire redoutable. Et l'Espagne a une fois de plus peiné à se qualifier pour la demi-finale", écrit El Mundo Deportivo.

Le dernier mot revient à la France, adversaire de la Roja en demi-finale. "La meilleure équipe a gagné, celle qui a eu la possession du ballon et les meilleures occasions. Mais le match s’est joué sur une bonne dose de malchance, une pilule amère à avaler pour Rudi Garcia et son équipe, qui ont pourtant bien résisté", écrit L'Equipe.  "Cette Espagne semble moins forte que celle de 2024 et plus facile à battre pour les Bleus . Mais ce n'est peut-être qu'une impression".

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