Le bulletin de notes final des Diables Rouges à la Coupe du Monde 2026
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Voilà, c'est fini. La Coupe du Monde des Diables Rouges s'est achevée sur une défaite avec les honneurs face à l'Espagne. Mais quel bilan tirer, joueur par joueur, de ce tournoi ? Voici les cotes finales.
Courtois (7,5)
Sans lui, la Belgique aurait probablement perdu l'un ou l'autre point de plus en poules, et donc potentiellement quitté le tournoi prématurément. Il a été moins souverain en matchs à élimination directe, et n'a pas été décisif face à l'Espagne, avant de sortir blessé et de faire des déclarations un peu douteuses concernant son avenir. Un avenir qu'il a aussi mis au centre des débats pendant le tournoi, avec maladresse.
Lammens (4)
Une longue interview en début de tournoi pour clamer qu'il espérait devenir le n°1 après le départ de Courtois (il le sera), puis une montée au jeu au pire des moments... et une erreur catastrophique. Il devra être solide pour s'en remettre.
Penders (/)
De Cuyper (6)
L'un des Diables les plus décisifs en qualifications ne l'a pas été une seule fois durant ce tournoi, mais il a haussé le niveau défensivement, notamment face aux USA. Il a souffert contre Lamine Yamal, sans surprise.
Seys (7)
On ne peut forcément le juger que sur une grosse demi-heure face à l'Espagne, et quelle demi-heure : il provoque presque un penalty et a totalement sorti Yamal de son match. Le duel avec De Cuyper pour la place de titulaire sera très intéressant à l'avenir.
Meunier (5)
Un bilan difficile à tirer : pas une minute face aux USA et à l'Espagne, et deux titularisations franchement compliquées... mais deux passes décisives pour Romelu Lukaku (si l'on compte celle qui force l'autobut égyptien). Peut-être doit-on en tirer comme conclusion que Meunier n'a plus sa place dans le onze, mais bien dans le noyau.
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Castagne (7)
Il ne sera jamais le plus populaire ni le plus décisif des Diables Rouges, mais qu'il est fiable. Timothy Castagne a disputé un tournoi d'une régularité exemplaire, à gauche puis à droite, et a délivré le bel assist du 1-1 face à l'Espagne.
Mechele (8)
Un seul mauvais match, qui empêche de lui mettre la plus grande distinction : ce naufrage face au Sénégal. Mais en poules, puis encore face à l'Espagne, Brandon Mechele a été impérial. Le patron auquel on ne s'attendait pas.
Ngoy (8)
Que ce carton rouge face à l'Iran était bête ! Car à chaque fois qu'il était sur le terrain, Nathan Ngoy a été époustouflant. Mais son absence face au Sénégal a failli être fatale, car seule sa vitesse aurait pu éviter qu'on prenne l'eau à ce point. Face à l'Espagne, il a encore livré une masterclass : l'avenir de la défense est à lui.
Theate (6,5)
Il doit être très frustré de son rôle de réserviste, lui que Rudi Garcia désignait comme une certitude en début de mandat. Mais Arthur Theate a encaissé le coup, et été très solide une fois Ngoy suspendu, même s'il est un peu moins complémentaire avec Mechele. Un vrai joueur d'équipe.
De Winter (/)
Debast (/)
Onana (4,5)
Frustrant que son tournoi ait dû se terminer... alors qu'il disputait son premier bon match. Une heure catastrophique contre l'Egypte, une montée ratée contre la Nouvelle-Zélande : heureusement, face au Sénégal, il est bien rentré, et face aux USA, il disputait le match parfait jusqu'à sa blessure. Le bilan est toutefois négatif, même si ce n'est pas entièrement sa faute. Courage à lui, car cette génération a besoin d'un Onana au niveau brièvement vu en 8e.
Raskin (7,5)
Il n'a pas terminé son Mondial sur la meilleure des notes avec un match un peu anonyme, mais pour le reste, Nicolas Raskin s'est rendu indispensable. La Belgique est tout bonnement meilleure quand il est sur la pelouse : c'est la définition d'un joueur qui ne doit plus sortir du onze de base.
Tielemans (7,5)
On a cru que Youri Tielemans allait quitter la Coupe du Monde sur un bilan catastrophique en tant que capitaine, après une phase de poules moyenne et un match calamiteux face au Sénégal. Puis, le réveil : deux buts, et une prestation magistrale face aux États-Unis. Le tout avec une superbe attitude hors des terrains. Le bilan est donc très positif, malgré cette blessure qui l'a empêché d'aider l'équipe en quarts.
Vanaken (6,5)
Sa titularisation contre la Nouvelle-Zélande a fluidifié le jeu des Diables et aidé à la large victoire qui a permis de finir en tête du groupe. C'était beaucoup plus compliqué face au Sénégal, mais il est ensuite très bien rentré face aux USA pour participer à une nouvelle démonstration. L'homme des matchs que la Belgique "gère", pas forcément celui des matchs où elle souffre, comme l'a prouvé son match discret face à l'Espagne.
Witsel (5)
Son rôle en tant que "grand frère" du vestiaire est difficilement quantifiable. Mais sur le terrain, il ne peut être au final réellement jugé que pour une montée peu marquante face à l'Espagne, lors de laquelle il n'a pas démérité mais a aussi montré qu'il peinait à avoir un réel impact contre ce niveau d'opposition. Merci infiniment pour les services rendus, Axel, mais cette fois, c'est peut-être bien fini...
De Bruyne (4)
Quel triste tournoi. Si les critiques à son encontre après deux matchs ratés en poules ont été un peu loin dans les termes utilisés, on ne peut pas dire qu'il y ait vraiment répondu par la suite (que valait ce match face à la Nouvelle-Zélande, au fond ?). Le meilleur match belge du tournoi, il n'y a pas participé une minute, et face à l'Espagne, il a été l'ombre de lui-même, sauf sur un éclair (qui amène, il est vrai, le 1-1). On préfère retenir de lui tout ce qu'il a pu amener par le passé, et c'est déjà énorme...
Trossard (7,5)
Le meilleur belge du tournoi en poules, avec une véritable démonstration face à la Nouvelle-Zélande. Il a même montré du caractère en se prenant le nez avec Tielemans, avant de répondre d'un nouvel assist. Son non-match face à l'Espagne a cependant rappelé qu'il n'était pas Eden Hazard, mais pas de quoi gâcher le bilan final.
Saelemaekers (5)
Un but qui lui a sûrement fait beaucoup de bien face aux États-Unis, mais un rôle bien trop mineur durant le reste de la Coupe du Monde, alors qu'il postulait clairement à un rôle de titulaire. Sans aucun doute l'un des déçus du tournoi.
Moreira (8)
Un peu comme Seys, on ne peut le juger que sur une montée au jeu, et on blâme Rudi Garcia de ne pas l'avoir fait rentrer pour amener un peu plus de folie en fin de match face à l'Espagne. Mais quelle montée au jeu de Moreira face au Sénégal : sans lui, l'aventure s'arrêtait en 16e. C'est aussi simple que ça.
Lukebakio (7)
Lui aussi espérait certainement mieux dans ce tournoi et a à peu près dû se contenter d'une titularisation... brillante face aux USA. Elle ne lui a pas valu de démarrer contre l'Espagne... ni même de monter au jeu. Drôle de gestion de la part de Garcia.
Fernandez-Pardo (5)
Mais à quoi bon l'avoir repris ? Pourquoi avoir fait un tel foin avec son changement de nationalité si dans aucun des scénarios où le profil de Matias Fernandez-Pardo aurait été utile, Garcia ne l'a vraiment lancé ? Un véritable mystère.
De Ketelaere (8)
Un tout grand bravo à De Ketelaere qui, sans faire de bruit, sans jamais se plaindre, a accepté un rôle qui n'est initialement pas le sien et a persévéré malgré les critiques. Il a enfin été récompensé par un doublé face aux USA, puis un but face à l'Espagne. En théorie, il ne devrait plus démarrer à ce poste de n°9 en septembre, mais si ça devait arriver, plus personne ne douterait...
Lukaku (8)
Un véritable héros. La façon dont il a endossé son statut de réserviste, joué les supersubs, coaché ses équipiers et réussi, au beau milieu de tout ça, à marquer 4 fois en marquant au jeu est tout bonnement phénoménale. Dommage, cette entrée délicate contre l'Espagne, mais il ne peut pas faire de miracles. On attend de le revoir à 100% dès septembre.