Le "naïf" Vitor Bruno dans la tourmente : Coucke, Verschueren et Bornauw "pas contents"
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Des boulevards derrière et une inefficacité criante devant. Comme le disent les vieux poncifs du ballon rond, Anderlecht n'a assuré dans aucun des deux rectangles, ce dimanche, sur la pelouse de La Gantoise. La manière dont cette dernière a mis en évidence les manquements du RSCA risque, surtout, de laisser des traces.
Rarement, on avait vu une équipe autant se faire piéger en contre-attaque. Certes, Anderlecht a manqué d’efficacité devant le but, mais défensivement, ce fut une véritable catastrophe. Giulian Biancone ne l'a d'ailleurs pas caché au micro de DAZN. Le match contre La Gantoise n’a donc apporté aucune solution aux "Mauves", mais plutôt de nouveaux problèmes. Les "Buffalos" ont pleinement profité des immenses espaces laissés dans le dos de la défense bruxelloise. Particulièrement douloureux…
Le contraste entre la première et la deuxième mi-temps était saisissant. Avant la pause, Anderlecht pouvait encore croire en ses chances de renverser la situation. Mais au retour des vestiaires, les Bruxellois se sont fait surprendre à plusieurs reprises par la vitesse de leurs adversaires. Sur les ailes, La Gantoise trouvait constamment des espaces libres et exploitait pleinement les lacunes défensives des Mauves. À chaque transition, les "Buffalos" semblaient avoir un joueur de plus.
Des boulevards derrière la défense
C’est surtout l’espace laissé dans le dos de la défense qui était particulièrement inquiétant. Sur les côtés, Maamar et Reabciuk se retrouvaient régulièrement livrés à eux-mêmes, sans que personne ne soit en mesure de suivre le rythme des attaquants gantois. Araujo a notamment fait vivre un véritable calvaire à Maamar, profitant à répétition de sa vitesse. Anderlecht n’est jamais parvenu à neutraliser cette menace à temps.
Et lorsque les centres arrivaient, la situation n’était guère meilleure dans l’axe. Biancone et Barry devaient faire face à des joueurs gantois qui se projetaient dans la surface avec davantage de dynamisme et les prenaient trop souvent de vitesse. Les Bruxellois reculaient, perdaient leurs duels et ne parvenaient pas à maîtriser les transitions adverses. Il est rare de voir une équipe se montrer aussi vulnérable dans un match au sommet dès que l’adversaire récupère le ballon et cherche immédiatement la profondeur.
Une lourde défaite qui soulève des questions sur Vitor Bruno
Les occasions manquées d’égaliser constituent un premier problème, mais la manière dont l’équipe a ensuite été désorganisée représente un motif d’inquiétude bien plus important.
La Gantoise disposait de l’espace, de la vitesse et des solutions nécessaires pour exploiter impitoyablement les faiblesses adverses. Anderlecht n’a trouvé aucune réponse et a été puni à plusieurs reprises en contre-attaque.
Dans les tribunes, Marc Coucke, Kenneth Bornauw et Michael Verschueren ont eux aussi pu constater l’ampleur du chantier qu'il restait. Leurs visages en disaient long, même s’il est évidemment impossible d’en déduire les conclusions qu’ils tireront de cette défaite. Pour Vitor Bruno, la situation ne fait en tout cas que se compliquer.
Lorsque son équipe affiche autant de lacunes, tant dans la finition que dans l’organisation défensive, une question s’impose : comment parvenir à redresser rapidement la barre ? Cette lourde défaite fera mal à Anderlecht, mais c’est surtout la manière dont Gand a mis en évidence ses faiblesses qui risque de laisser des traces pendant longtemps.