Interview Le football bruxellois renaît : "L'Union a fait un travail fantastique pour mettre en valeur son histoire"

Redaction
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Le football bruxellois renaît : "L'Union a fait un travail fantastique pour mettre en valeur son histoire"

Si vous vivez à Bruxelles, la saison 2020-2021 vous offrira bon nombre d'options pour assister à du football professionnel. Anderlecht, l'Union et désormais le RWDM : trois clubs au plus haut niveau, qui vont devoir attirer le public !

La ville de Bruxelles va donc devenir dès 2020-2021 la première du pays en matière de clubs professionnels : Anderlecht, l'Union Saint-Gilloise et le RWDM. Y a-t-il assez de public dans la capitale pour remplir trois stades ? "C'est une question à laquelle il est difficile de répondre car ce sont trois cas différents", estime Kurt Deswert, auteur spécialiste du football bruxellois. 

"Anderlecht est un club national, qui compte énormément sur le public venant de l'extérieur de Bruxelles, notamment des Brabants. Je suis sûr que l'Union Saint-Gilloise a plus de supporters bruxellois que le RSCA", affirme notre interlocuteur. "À vrai dire, Bruxelles étant une ville très internationale, le Galatasaray y a peut-être plus de supporters qu'Anderlecht (rires)".

Mais attirer le Bruxellois au stade a toujours été compliqué. "Le Bruxellois, comme dans toutes les capitales, est difficile à faire bouger : il est un peu gâté en matière d'activités à sa disposition, et le football n'est pas toujours sa priorité. C'est un vrai défi pour les clubs bruxellois, qui peuvent tous compter sur un fanbase locale mais doivent travailler à l'élargir". Le RWDM, selon Deswert, "est le club ayant le plus grand ancrage brusseleir, un public plus âgé, vraiment attaché au foot de sa jeunesse. C'est une identité différente des deux autres clubs bruxellois". 

L'exemple de l'Union

L'Union Saint-Gilloise a de son côté totalement réussi une forme de dépoussiérage depuis quelques années, qui correspond à la gentrification progressive des communes de Forest et Saint-Gilles. "Ils ont réussi à attirer un public plus jeune, quitte à avoir cette image un peu bobo", sourit Kurt Deswert. "Mais ce n'est pas forcément neuf : déjà à l'époque du Daring, les deux clubs avaient une image très différente. L'Union a cependant très bien mis son passé en avant, leur travail est assez fantastique". 

Un exemple à suivre pour le RWDM, même si l'ex-Daring peut déjà compter sur un public très fidèle. "Le club aura son public, qui se déplacera également en masse, mais devra également aller chercher d'autres fans maintenant qu'il est pro. Difficile à dire, actuellement, si cette montée remplira le stade", conclut l'auteur de "Bruxelles, balle au centre : une histoire du football dans la capitale"

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