Mathijssen se creuse la tête : "Il manque un "killer" à cette génération"

Florent Malice
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Mathijssen se creuse la tête : "Il manque un "killer" à cette génération"

Les Espoirs n'iront pas à l'Euro U21 : battus en Bosnie-Herzégovine, ils n'avaient plus leur sort entre les mains et ont rapidement été éliminés par le résultat de la Roumanie. Jacky Mathijssen tentait d'expliquer ce revers ...

Après la terrible contre-performance en Moldavie, tout le monde s'accordait à dire que les Espoirs avaient été victimes d'un accident de parcours qui ne se reproduirait pas - qui ne pouvait pas se reproduire. Sous peine, peut-être, de manquer l'Euro U21. Nous y sommes : défaite sèche (3-1) en Bosnie-Herzégovine, et une chance pour cette génération d'acquérir de l'expérience qui s'envole, un an et demi après l'Euro U21 2019 en Italie auquel quelques-uns ont pourtant participé sans briller - et sans que cela amène visiblement d'esprit de revanche. 

Déficit d'état d'esprit ? Jacky Mathijssen insiste sur un autre point : "Nous avons mené 0-1 ... et aurions dû mener plus. Nous dominions l'adversaire, nous avions l'impression que tout irait bien (...) Ce qui est récurrent chez nous est ce manque d'efficacité. Nous avons eu des occasions et ne les avons pas mises. Il nous a manqué un "killer" en Moldavie et il nous en a manqué un ce soir", regrette le sélectionneur des U21. "Je crois que c'est ce qui manque à cette génération. L'efficacité. Nous nous sommes créés quoi, six ou sept occasions nettes ? Chez nous contre la Bosnie, au Pays de Galles, nous ne marquons pas non plus ...". 

"Pas de responsable individuel" 

Plusieurs joueurs ont pu être pointés du doigt, notamment dans le secteur défensif lors de ce petit naufrage à Sarajevo. Mais Jacky Mathiijssen veut en faire une responsabilité collective. "Ca ne sert à rien de viser l'un ou l'autre joueur à titre individuel", affirme-t-il. Reste un constat : cette génération a paru capable de jouer au football face aux meilleurs adversaires (l'Allemagne), pas face aux petits. 

"On galère contre les moins bonnes équipes, là où il faut percer une organisation défensive arc-boutée devant son but", reconnaît Mathijssen. "Trois matchs sans buts sur huit, c'est trop. Ces garçons sont assez talentueux pour défier le top européen, mais manque de sang-froid contre les petites équipes. Comme l'équipe A il y a quelques années", conclut-il. 

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