Coupe du monde : les finales les plus marquantes de 1950 à 2022

Depuis que la Coupe du monde de la FIFA a adopté le format d'un match unique pour désigner son champion, chaque finale est devenue un condensé d'émotions, de stratégie et de basculements historiques.

Cette intensité explique aussi pourquoi ces affiches continuent d’alimenter les débats entre passionnés, autant dans les stades que sur les sites de parifoot en ligne, où chaque finale devient un événement suivi dans le monde entier. Voici quatre sommets qui, de 1950 à 2022, incarnent la quintessence du sport-roi. 

1950 : Le Maracanazo, quand le Brésil s'effondre

La Coupe du monde 1950 ne se conclut pas par une finale classique, mais par une poule à quatre équipes dont l'ultime match oppose le Brésil à l'Uruguay. Devant une affluence officielle de 173 850 spectateurs, le Brésil n'a besoin que d'un nul pour soulever le trophée Jules Rimet. La Seleção ouvre le score à la 47e minute par Friaça. Mais en l'espace de treize minutes, l'Uruguay renverse la situation.

Schiaffino égalise (66e) avant que Ghiggia ne donne l'avantage aux Celeste (79e). Le gardien Moacir Barbosa devient le bouc émissaire d'une nation entière. Du strict point de vue des chiffres, cette finale reste à ce jour le match de Coupe du monde ayant réuni le plus grand nombre de spectateurs. L'Uruguay n'a cadré que quatre tirs, mais en a converti deux, infligeant au Brésil sa plus célèbre cicatrice.

1970 : L'apothéose du jogo bonito et le triomphe de Pelé

Le 21 juin 1970, le stade Azteca de Mexico accueille la première finale de l'histoire entre deux anciens champions du monde : le Brésil et l'Italie. La Seleção est portée par un quintette offensif de légende : Pelé, Jairzinho, Gérson, Tostão et Rivellino. Pelé ouvre le score de la tête à la 18e minute, mais Boninsegna égalise pour l'Italie avant la pause.

Gérson (66e), Jairzinho (71e) et Carlos Alberto (86e) scellent un score final de 4‑1. La supériorité brésilienne est sans équivoque : 63 % de possession, 14 tirs à 7, et surtout un dernier but inscrit au terme d'une séquence de onze passes qui traverse tout le terrain. Ce quatrième but, conclu par une frappe du latéral Carlos Alberto, est régulièrement élu le plus beau but de l'histoire des Coupes du monde.

{READALSO}

2006 : La tragédie de Zidane et le sacre italien aux tirs au but

Trente‑six ans plus tard, la finale de Berlin entre l'Italie et la France se grave dans les mémoires moins par la qualité du jeu que par son dénouement dramatique. Dès la 7e minute, Zinédine Zidane transforme un penalty en panenka audacieux. L'Italie égalise à la 19e minute par un coup de tête de Materazzi sur corner.

La prolongation bascule dans l'irrationnel. En effet, à la 110e minute, Zidane, pour son dernier match professionnel, assène un coup de tête au thorax de Materazzi et est expulsé. La France termine la rencontre en infériorité numérique et s'incline aux tirs au but (5‑3). David Trezeguet trouve la barre transversale sur sa tentative.

Il s'agit seulement de la deuxième finale de l'histoire à se décider aux penalties, après celle de 1994. L'Italie, qui n'avait plus remporté le trophée depuis 1982, s'appuie sur une défense de fer. Seulement deux buts encaissés dans le tournoi avant la finale, dont un contre‑son‑camp.

2022 : Argentine - France, une finale pour l'éternité

Le 18 décembre 2022, au stade de Lusail au Qatar, l'Argentine et la France livrent un scénario impossible. Domination argentine pendant 80 minutes (2‑0, buts de Messi sur penalty à la 23e et de Di María à la 36e), puis un renversement total en 95 secondes, Kylian Mbappé inscrivant un doublé (80e et 81e) pour arracher la prolongation. Messi redonne l'avantage à l'Albiceleste à la 108e minute, mais Mbappé égalise à nouveau sur penalty à la 118e.

La séance de tirs au but sourit à l'Argentine (4‑2), portée par un Emiliano Martínez impérial. Les 3,62 expected goals (xG) cumulés par les deux équipes en font le match le plus prolifique en occasions nettes depuis que cette métrique est mesurée. Mbappé devient le seul joueur à marquer quatre buts en finale (un en 2018, trois en 2022), tandis que Messi, buteur dans chaque tour à élimination directe, rejoint le cercle très fermé des champions du monde.

Plus de news