Le point sur la situation du RWDM Brussels, menacé de faillite
© photonews
Le RWDM Brussels a écopé d'un retrait de trois points par la Commission des licences et a fait appel, mais le club traverse une crise profonde. La question se pose désormais de savoir si le matricule 2 pourra encore participer à la compétition.
En coulisses, on entend de plus en plus que la survie du club n’est plus garantie. La dette continue en effet de s’accumuler. Ces derniers mois, le RWDM a dû se battre pour rester opérationnel. Le robinet financier de John Textor est fermé depuis un certain temps et le club ne dispose pas de moyens suffisants pour être autosuffisant.
Le retour d’Huguinho, une goutte d’eau dans l’océan
Tout doit être réglé pour le 16 mars, mais la situation ressemble de plus en plus à une fuite impossible à colmater. Le Brésilien Huguinho a été rapatrié par Botafogo, qui a payé 1,5 million d’euros pour cela, mais cette somme ne suffit pas à résoudre les problèmes. Comment le club pourra apurer toutes ses dettes en moins de deux semaines reste donc une grande question.
Si aucune solution n’est trouvée, le club pourrait disparaître pour la troisième fois. À chaque reprise, des tentatives sont faites pour faire revivre les années de gloire, mais la réalité est que sans mécène, il n’y a pas suffisamment d’investisseurs intéressés par Molenbeek. D’autant plus qu’à Bruxelles, la concurrence d’Anderlecht existe déjà et que celle de l’Union s’est ajoutée ces dernières années.
Une relance envisagée… et le nom de Thierry Dailly revient
Les sponsors se tournent davantage vers ces deux clubs pour gagner en visibilité. Certains réfléchissent donc déjà à une possible relance. Dans ce contexte, le nom de l’ancien président Thierry Dailly revient naturellement. Il avait déjà réussi à relancer le club par le passé, avant que la direction ne fasse, selon certains, l’erreur de faire entrer John Textor. L’ancien CEO Gauthier Ganaye aurait également causé beaucoup de dégâts avec plusieurs transferts et montages jugés douteux.
{READALSO}
Ainsi, si la situation devait mal tourner, un nouveau RWDM pourrait renaître des cendres du RWDM Brussels. Un club qui devrait repartir de plus bas, avec l’ambition de se reconstruire progressivement, sans dépasser la réalité sportive et financière. Car les supporters les plus fidèles préfèrent encore voir leur équipe jouer, par exemple en Nationale 1 Amateur, plutôt que de ne plus avoir de club du tout ou de vivre constamment dans l’incertitude.