"Même si c'était contraire à mes principes..." : épargné par les missiles, Julien De Sart cash sur le Qatar
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Julien De Sart vit une deuxième saison compliquée à Al-Rayan. Mais il se félicitera toujours de sa décision de rejoindre le championnat qatari.
Julien De Sart se souviendra toujours de ce coup de fil qui a tout changé, alors qu'il s'apprêtait à prolonger à Gand : "C'était une offre venue du Qatar. D'habitude, ils ne paient pas de transferts, mais là c'était différent : sept millions d'euros pour La Gantoise et un très bon salaire pour moi sur trois ans”, explique-t-il à La Dernière Heure.
Le Liégeois a dû rapidement se prononcer : "Quand l'offre du Qatar est arrivée, j'ai su que je ne pouvais pas laisser passer une deuxième fois. En janvier, j'en avais déjà refusé une et trois à quatre joueurs, eux, sont partis. Là, je devais penser à moi et saisir ma chance, même si cela entrait en conflit avec mes principes".
Un sentiment de sécurité
Il a pourtant pris le temps de se renseigner sur les conditions de vie : “Les avis étaient unanimes : c'est un environnement sûr, bon pour les enfants, et une manière de vivre agréable. Ça fait réfléchir, surtout après le départ d'Hein Vanhaezebrouck, qui m'a plus touché que je ne le pensais".
De Sart avait commencé la saison sur les chapeaux de roue, avec un but et un assist lors des trois premiers matchs. Mais il n'a plus joué depuis le mois d'août, victime d'une déchirure du ménisque. Il y a toutefois plus grave quand l'on songe à l'instabilité que traverse le Moyen-Orient.
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Mais le milieu de terrain de 31 ans rassure quant à sa situation au Qatar : "C'est calme, là, on vient d'aller faire des courses, les rayons sont pleins, il y a des gens, mon quotidien n'est pas impacté. On a vu quelques missiles se faire intercepter au loin, cela a fait un peu de bruit et on se doit d'être prudent mais franchement, c'est calme. L'idée, c'est de finir ma carrière ici".