Ngoy en patron, Doku prêt à épater le monde : cinq enseignements à tirer de Belgique-Tunisie
Photo: © photonews
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Il ne faut bien sûr pas s'emballer après une victoire, même large, en amical face à un adversaire aussi faible que cette Tunisie, qui plus est réduite à dix. Mais les Diables Rouges ont tout de même montré un visage très positif, et on peut tirer des enseignements de cette rencontre.
1. Nathan Ngoy est désormais un titulaire indiscutable
C'est LE grand gagnant de cette préparation. Alors qu'il avait déjà été convaincant en mars dernier, Nathan Ngoy n'a peut-être dû son statut de titulaire en Croatie qu'à l'absence de Zeno Debast - difficile de dire quel défenseur central aurait pris place aux côtés du joueur du Sporting Portugal, titulaire indiscutable.

Mais que ce soit à Rijeka ou ce samedi contre la Tunisie, Ngoy a été absolument impérial. À l'aise dans les airs comme balle au pied, très bon à la relance, plein de personnalité et jamais pris en défaut : il combine les qualités qu'on peut trouver à ses concurrents, tout en évitant de nous causer les frayeurs dont certains se rendent coupables. Si Zeno Debast revient dans le coup, on ne se demandera plus qui sautera pour lui faire de la place : la paire défensive des Diables Rouges pour l'avenir doit être Debast-Ngoy.
2. Jérémy Doku sera le facteur X des Diables Rouges
Était-ce son meilleur match avec les Diables ? Peut-être pas, car comme à son habitude, "Jerre" a eu beaucoup de déchet dans le dernier geste. On a surtout l'impression que Doku est trop altruiste, et qu'il cherche trop la dernière passe quand il pourrait tenter sa chance. Après son petit pont en seconde période, il devait filer au but et inscrire une merveille.

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Mais bien peu de défenseurs seront capables de tenir Jérémy Doku cet été sur les terrains étatsuniens. S'il reste à ce niveau et ajoute ne serait-ce qu'un petit peu de précision dans les seize derniers mètres, l'ailier de Manchester City peut nous porter très loin, et être l'une des sensations de la Coupe du Monde 2026.
3. Les "vieux" tiennent toujours bien la route
La "fin" d'une génération, vraiment ? Rudi Garcia pourrait bien aller à la Coupe du Monde 2026 avec, dans son onze, Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne, Thomas Meunier et, en un sens, un Youri Tielemans qui fêtera ses 30 ans cette année et était lui aussi déjà de la partie en 2018. Timothy Castagne n'y était pas, mais il 30 ans et est arrivé en sélection juste après la Coupe du Monde en Russie.

Et tout ce beau monde a livré une excellente prestation face à la Tunisie. Meunier paraît à nouveau indiscutable, De Bruyne a fait taire les sceptiques (on attend, cependant, de le voir face à une équipe mettant plus de rythme), Courtois reste Courtois et Tielemans semble enfin se sublimer brassard au bras. Ajoutez à ça Romelu Lukaku qui espère être prêt pour les matchs à élimination directe, et cette génération dorée ne paraît pas "cramée" le moins du monde.
4. De Ketelaere, ce n'est toujours pas ça, mais il faut s'y faire
Nous étions très surpris que Charles De Ketelaere démarre cette rencontre. Et pendant près d'une heure, à raison : le faux 9 de prédilection de Rudi Garcia a livré un match assez catastrophique, comme en Croatie où il avait été invisible. Puis, le déclic : un caviar de Tielemans et un joli but de la tête. Il a ensuite trouvé quelques belles lignes de passe vers Doku. Trop peu, trop tard ? À nos yeux, oui... mais pas à ceux de Garcia.

On s'y résigne un peu : Charles De Ketelaere devrait être la solution de fortune de Garcia à la Coupe du Monde, et pas Matias Fernandez-Pardo qui est pourtant - encore - très bien monté au jeu. Un manque d'expérience, d'automatismes avec ses équipiers ? Peut-être. On espère toutefois que le Lillois débloquera vite son compteur buts en sélection.
5. Rudi Garcia a un banc digne de ce nom
L'avantage de conserver Fernandez-Pardo sur le banc, c'est que, au contraire d'un CDK qu'on imagine plutôt dans un rôle de gestion de match, le Dogue est capable de dynamiter une rencontre. Ailier de formation, il est capable d'accélérations presque uniques dans le noyau belge à l'exception de l'extraterrestre Doku : on l'a vu à plusieurs reprises contre la Tunisie. Et ce n'est pas le seul sur le banc des Diables, puisque Dodi Lukebakio est encore assez bien rentré.

Rajoutons à ça le talent de Vanaken ou De Cuyper, le dynamisme de Raskin mais aussi, tant qu'il n'est pas à 100%, la puissance de Romelu Lukaku et Rudi Garcia dispose d'armes particulièrement dangereuses sur son banc si les choses tournent au vinaigre. C'est aussi comme ça qu'on va loin dans un tournoi...
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