Les polémiques n'en finissent pas : les joueurs iraniens ont leur visa, mais pas toute la délégation
L'Iran participera bien à la Coupe du Monde 2026, mais dans un contexte de tension quasi-inédit entre une nation qualifiée et un pays organisateur. La fédération iranienne dénonce un traitement discriminatoire dans le processus d'obtention des visas.
Ce vendredi, la nouvelle tant attendue était tombée : après avoir reçu leur visa pour le Mexique, où ils prendront leurs quartiers pour la Coupe du Monde 2026, les joueurs iraniens ont enfin reçu leur visa pour les États-Unis. Un visa partiel, qui ne leur permettra de rester sur le sol américain que brièvement, le temps de disputer leurs rencontres, prévues à Los Angeles et Seattle.
Les démarches d'obtention de ces visas ont été facilitées par la FIFA, qui a effectué un lobbying intense auprès de l'ambassade des USA en Turquie pour éviter un scandale et le forfait de dernière minute d'une nation sportivement qualifiée. C'est ce que rapporte le journaliste d'investigation français Romain Molina.
Les joueurs iraniens 🇮🇷 ont enfin leur visa pour les Etats-Unis
— Romain Molina (@Romain_Molina) June 5, 2026
Ils ont été réalisés à l'ambassade américaine de Turquie avec une grande insistance/lobbying de la FIFA auprès de Washington pour éviter un (nouveau) scandale
Cependant, l'équipe nationale aura son camp de base au…
Cependant, cette petite victoire iranienne s'accompagne de nouvelles frustrations. L'ambassade d'Iran en Turquie dénonce en effet un traitement "discriminatoire" d'une partie de l'encadrement de l'équipe nationale. Les États-Unis auraient refusé d'accorder un visa à plusieurs membres de la délégation iranienne.
La délégation iranienne sera réduite aux USA
"Pourquoi ne dites-vous pas que les visas ont été refusés à une grande partie du personnel de direction et d'encadrement, à des conseillers techniques et d'autres personnes qui font partie intégrante de l'équipe nationale?", s'insurge ainsi l'ambassade d'Iran en Turquie.
Ainsi, si l'Iran pourra bien se rendre sur le sol américain pour y disputer ses matchs, il semble que plusieurs membres de la fédération iranienne ainsi que des membres du staff se soient vus refuser l'accès au territoire, et doivent rester au Mexique entre les rencontres.
Romain Molina ajoute ce samedi que les journalistes iraniens accrédités sont toujours en attente de la validation de leurs visas. Plus de vingt journalistes accrédités attendraient encore leur visa ; il leur a été conseillé de passer par l'ambassade d'Iran à Ankara, comme les joueurs. Mais aucun rendez-vous ne leur a pour l'instant été proposé. Pour rappel, le premier match de l'équipe nationale d'Iran est prévu le 15 juin prochain, dans neuf jours, face à la Nouvelle-Zélande à Seattle...
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