Genk fait de la résistance mais ne vient pas gâcher la fête : l'Union renoue joliment avec la victoire
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L'Union Saint-Gilloise ont renoué avec la victoire en venant à bout de Genk. Les troupes de David Hubert ont maîtrisé leur sujet pendant la première heure de jeu avant de faire front.
Home sweet home pour l'Union : restant sur sept matchs de rang sans victoire à l'extérieur, l'Union retrouvait son Parc Duden, toujours synonyme de forteresse improbable. Les supporters attendaient du changement après le triste 0-0 à Westerlo, ils y ont eu droit : Kjell Scherpen, Guilherme Smith, Besfort Zeneli et Anouar Ait El Hadj ont renvoyé Vic Chambaere, Rob Schoofs, Louis Patris et Marc Giger sur le banc.
Du côté de Genk, un changement forcé avec la suspension du capitaine Bryan Heynen : Nicky Hayen pouvait jouer la sécurité en alignant Sory Bangoura devant la défense. Il ne l'a pas fait, préférant relancer Konstantinos Karetsas et maintenir toutes les autres armes offensives, à savoir Junya Ito, Daan Heymans, Yira Sor et Robin Mirisola.
Burgess, capitaine exemplaire
Beaucoup de joueurs assez fins entre les lignes, qui ont valu au Parc Duden un début de match assez ouvert. C'est pourtant sur phase arrêtée que la partie s'est assez rapidement décantée. Et comme souvent à ce petit jeu, c'est l'Union qui s'y est collée. Pour sa 250e sous le maillot saint-gillois, Christian Burgess a ouvert le score en se défaisant avec beaucoup de facilité du marquage sur corner (15e, 1-0).
Un but qui n'était pas de nature à fermer la rencontre, que du contraire. Dans la foulée, Kjell Scherpen a dû intervenir pour empêcher Robin Mirisola d'égaliser et Tobias Lawal a été dribblé par Mohammed Fuseini hors de son rectangle. Mais le Ghanéen n'a pas réussi à en profiter, gêné par le retour de la défense du Racing devant son but.
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Les autres frissons du premier acte auront été saint-gillois, avec quelques déboulés signés Guilherme, Khalaili et Fuseini, qui auront parfois fait danser la défense du Racing mais manqué de précision dans le dernier geste. Dans l'autre rectangle, l'arrière-garde a fait preuve de sa solidité habituelle pour regagner les vestiaires sur ce score de 1-0.
Le match a repris comme sur la lancée de la première mi-temps, avec le but du break tombé assez rapidement. Cette fois, il est survenu de plein jeu, sur un déboulé de Guilherme conclu par Besfort Zeneli dans un rôle d'infiltreur (52e, 2-0). Genk n'a visiblement pas retenu la leçon : à l'heure de jeu, l'Union est revenue à l'assaut sur une action copiée collée, avec Guilherme au débordement et Ait El Hadj à la conclusion. Sauf que cette fois, le but a été annulé pour hors-jeu.
Une dernière demi-heure plus tendue que prévu pour l'Union
L'ascenseur émotionnel était lancé : trois minutes plus tard, le Racing allait provoquer un penalty pour un tacle de Christian Burgess, qui pensait avoir dégagé un ballon chaud dans un premier temps. C'est Daan Heymans qui s'est chargé de la réduction du score des onze mètres (67e, 2-1).
Dans le dernier quart d'heure, David Hubert a encore un peu plus grimacé lorsque Mohamed Fuseini a dû céder sa place, touché à la cheville. Rob Schoofs a bien cru faire respirer tout le monde en faisant 3-1 dans le moneytime, mais son but a été annulé pour une déviation de la main de Mateo Biondic.
Malgré toutes ses péripéties, l'Union a su garder ses nerfs pour conserver son but d'avance jusqu'au bout et s'imposer 2-1. De quoi prendre quatre points d'avance sur le Club de Bruges avant le topper de demain et six sur Saint-Trond. Mais David Hubert croise les doigts pour ne pas avoir perdu un attaquant supplémentaire.