L'effet Taravel ne s'estompe pas : Anderlecht a bien cru aller l'emporter à Bruges !
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Le RSC Anderlecht a mené par deux fois au score au Jan Breydel, un peu contre le cours du jeu. Au terme d'un très bon match de football, les deux équipes se quittent sur un score de parité assez logique.
Pour encore un peu plus augmenter sa popularité et sa légimité, Jérémy Taravel savait ce qu'il avait à faire : pas nécessairement l'emporter à Bruges, mais y faire bonne figure. Après de bons résultats face à des adversaires "prenables", ce déplacement au Jan Breydel était un gros test.
Sans surprise, le Club prend le jeu à son compte dès l'entame de match, Sabbe frappant de peu au-dessus (4e), mais Anderlecht place un premier coup de semonce en faisant trembler les filets via De Cat, après un une-deux entre Degreef et Camara. Le ballon était sorti, mais Bruges est prévenu (6e).
Les Blauw & Zwart répondent : Tzolis ne doit qu'à Ilic de ne pas ouvrir le score (7e), Tresoldi s'offre un gros raté sur un caviar de Vanaken (10e)... C'est la panique, mais heureusement pour les Mauves, la défense tient très bien la route, avec notamment Augustinsson qui multiplie les bonnes interventions.
Nathan De Cat, froid comme la glace
Ce n'est qu'en contre que le RSCA sort la tête de l'eau ; Degreef fait le mauvais choix (33e), mais une grosse perte de balle de Raphaël Onyedika est fatale. Nathan De Cat est encore trouvé seul côté gauche : il place au centimètre près une frappe à ras de terre que Mignolet ne peut que regarder filer (36e, 0-1).

Une frappe, un but : c'est du 100%, et le Club doit se réveiller. Il le fait bien : enfin, Forbs passe son homme, s'appuie sur Onyedika qui trouve Kyriani Sabbe dont la frappe repoussée par Coosemans va trouver Nicolò Tresoldi au second poteau (42e, 1-1). Le score de parité est assez logique à la pause.
Mais en seconde période, les Blauw & Zwart vont perdre leur football. Si la première situation vaguement dangereuse vient d'un centre de Seys (48e), il "suffira" d'une superbe sortie défensive lancée par Augustinsson et De Cat pour que Tzolis, maladroitement, lance Tristan Degreef, qui crochète et fait joliment 1-2 (53e).

Tzolis tente de se racheter : sa lourde frappe alerte Coosemans (58e). Mais dans l'entrejeu brugeois, Onyedika est totalement à la ramasse ; Nathan Saliba en profite presque pour aller faire le break (61e). Christos Tzolis, l'un des rares offensifs brugeois à niveau, trouve Tresoldi qui heurte le poteau (62e).
Le FC Bruges se voit forcé de pousser : les corners s'enchaînent mais les gestes sont imprécis. Pire : sur contre, Mignolet doit empêcher le break devant Mario Stroeykens après un excellent travail du duo Hazard-Bertaccini. Mais Bruges peut compter sur quelques individualités hors-normes : Christos Tzolis fait encore le show côté droit et trouve Nicolo Tresoldi, qui reprend de volée, cette fois sous la latte (2-2, 87e).
Peut-on dire que le RSCA est mal payé ? Il en aura peut-être l'impression, mais sur la fin de match, c'est bien Bruges qui passe à plusieurs reprises tout près de faire 3-2 notamment via Tzolis qui se heurte à un grand Coosemans (90e+6) juste avant que Lucas Hey sorte un but sur la ligne. Un vrai beau "topper", qui prouve que le Sporting d'Anderlecht peut espérer quelque chose dans ces Playoffs... et qui laissera des regrets aux hommes d'Ivan Leko.