"Un sentiment amer" : Stef Wils sort enfin du silence après son départ de l'Antwerp

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Limogé en novembre dernier après sept années passées au club, Stef Wils n'a dirigé que seize matchs sur le banc de l'équipe première de l'Antwerp. Il revient sur son licenciement, avec une certaine amertume.

Dans un entretien accordé à Het Laatste Nieuws, Stef Wils revient sur son licenciement de l'Antwerp le 23 novembre dernier après seize petits matchs, qui a commencé par un appel téléphonique du CEO Sven Jaecque.

Après la défaite contre Dender, Wils a été rappelé au stade, en présence de Marc Overmars. "J’étais en colère et déçu. Quand il m’a demandé de revenir au Bosuil, j’ai immédiatement compris que c’était fini", confie-t-il. "Sven m’a dit : ‘Ta position est devenue intenable, à la fois de l’intérieur et de l’extérieur.’ L’entretien n’a duré que cinq minutes, pas besoin de plus."

Un véritable coup sur la tête, surtout après presque sept années passées au club. Deux jours plus tard, Stef Wils a pris congé des joueurs, du staff et du personnel. "Je le raconte maintenant calmement, mais c’était très difficile."

Stef Wils a digéré difficilement son départ de l'Antwerp

Sur le plan sportif, l'Antwerp traversait une période compliquée, avec une quatorzième place et un jeu décevant. Wils reconnaît les difficultés, tout en nuançant. "Dans la possession, ce n’était parfois pas suffisant. Il nous manquait du courage et de l’initiative. À l’entraînement, nous voyions de bonnes choses, mais elles ne se traduisaient pas en match."

Pour autant, il reste convaincu qu’il aurait pu inverser la tendance, d’autant que l’équipe a enchaîné une série de bons résultats peu après son départ. "Ça a été un sentiment amer. Je suis persuadé que l'Antwerp aurait pu renverser la situation avec moi comme entraîneur."

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Stef Wils se montre également critique envers lui-même et reconnaît ses erreurs, citant notamment le match contre Gand. "Je voulais intervenir et ajuster tactiquement, mais je ne l’ai pas fait. Nous avons quand même perdu. J’aurais dû rester fidèle à ma première idée. C’est une leçon", a conclu celui qui pourrait bientôt se mettre à la recherche d'un nouveau banc.

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