Axel Witsel risque-t-il d'être le Timmy Simons de 2026 ?

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Axel Witsel n'a pas gagné de points durant cette trêve internationale. Le vétéran du noyau a fait son retour en équipe nationale et y amène énormément d'expérience, mais pourrait-il manquer la Coupe du Monde en dernière minute ?

Depuis qu'Axel Witsel a fait son retour en équipe nationale en octobre dernier, un an et demi après sa dernière sélection et cet Euro 2024 si frustrant lors duquel il n'a pas pu disputer une seule minute de jeu, il a été repris à chaque fois par Rudi Garcia.

Personne n'a été surpris de voir le médian de Gérone présent dans le groupe élargi qui s'est rendu en stage aux USA : la présence de Witsel, si elle a ses détracteurs sur le plan purement sportif, se justifie par l'expérience énorme qu'il amène - 136 caps - et par son dévouement total aux Diables Rouges.

Axel Witsel est déjà heureux d'être là, mais il ne faut pas se leurrer : son objectif (on ne parle pas de rêve), c'est que son nom soit prononcé par Garcia en mai prochain, parmi les 26 joueurs qui iront à Seattle. Or, les choses pourraient être plus compliquées qu'on le penserait.

Rudi Garcia osera-t-il "lâcher" Witsel en dernière minute ? 

En effet, on ne peut pas dire que face au Mexique, un adversaire dont le pressing intense et le style très énergique correspond parfaitement aux standards du football international et qui correspond fort peu à celui du Witsel de 2026, l'entrejeu ait brillé. L'ex-Rouche a pris l'eau, tout comme Youri Tielemans. 

Le "style" de Witsel, d'ailleurs, lui avait déjà valu des critiques (et des contre-performances) en 2022, comme s'il était au final peu adapté à la Belgique post-génération dorée. Ses concurrents sont des joueurs bien plus jeunes et bien plus dynamiques : Nathan De Cat, Nicolas Raskin, Charles Vanhoutte, Mandela Keita, Romeo Lavia - pour citer, aussi, ceux qui n'étaient pas à Atlanta et Chicago. 

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D'un point de vue footballistique, Axel Witsel, qui a fêté ses 37 ans en janvier dernier, n'a donc pas nécessairement plaidé sa cause auprès de Rudi Garcia. Mais on le sait : l'ancien du Borussia Dortmund et de l'Atlético Madrid n'est pas là "que" pour ça - et amène aussi sa polyvalence, puisqu'il peut éventuellement jouer en défense centrale. 

Il n'empêche qu'au moment de poser 26 noms sur papier, Garcia aura des choix cornéliens à faire. Ceux qui n'ont pas encore été appelés (comme Keita ou Lavia) ont probablement laissé passer le train, mais qui sait ? Une fin de saison en boulet de canon et leur nom reviendra dans le débat. Quid de Nathan De Cat, dont Garcia semble assez fan ? De Vanaken, assuré d'en être et absent aux USA ? 

Un scénario existe : celui où, en dernière minute, un fidèle serviteur comme Axel Witsel doive céder sa place à un joueur plus jeune, plus à la page, capable tout bonnement d'amener plus dans les matchs-couperet qui composent une phase finale de Coupe du Monde. On s'en rappelle : en 2014, Timmy Simons, systématiquement repris durant la campagne qualificative sous Marc Wilmots, avait sauté de la liste finale en dernière minute. Une décision sportivement logique, mais humainement douloureuse. Witsel vivra-t-il le même scénario ? 

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