Une attitude indigne du capitaine d'Anderlecht... ou exactement ce dont Anderlecht a besoin ?

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Colin Coosemans a défrayé la chronique ce dimanche pendant et après La Gantoise-Anderlecht. Le capitaine du RSCA a été provocateur, truqueur et a dépassé les limites dans son attitude, mais peut-on le blâmer ?

Ceux qui ont été surpris de l'attitude de Colin Coosemans ce dimanche à la Planet Group Arena ont dû ne pas être vraiment attentifs ces dernières années. Oui, le gardien du Sporting a été un peu plus loin cette fois que par le passé, circonstances obligent, mais ce genre de comportement de sa part est habituel : gagner du temps, provoquer, créer du remue-ménage au coup de sifflet final - et tout récemment, demandez-donc à Keisuke Goto ce qu'il en pense. 

Cela n'empêche pas de trouver cette attitude déplorable. Les images montrent par exemple clairement que Coosemans a été chercher lui-même le contact avec Abdelkahar Kadri afin de se rouler par terre et de réclamer l'intervention des soigneurs. Même certains supporters d'Anderlecht, sur les réseaux, se sont ouvertement désolidarisés de leur capitaine.

"Coosemans est l'illustration parfaite d'à quel point ce RSCA est tombé bas. Que cet homme soit capitaine et ait reçu une prolongation de contrat est de la folie", lit-on notamment. Un commentaire parmi tant d'autres : ce dimanche, aux yeux d'énormément de supporters du Sporting, Coosemans a été trop loin. 

— Purple Anderlecht (@Purple_RSCA_) May 10, 2026

C'est tout à leur honneur, et après tout, le club lui-même prétend avoir des standards de fair-play élevés : le slogan "Noblesse Oblige" adopté il y a quelques années ne dit rien d'autre. Mais il y a noblesse et naïveté. Les mots sont d'Edward Still, ex-adjoint et éphémère T1 intérimaire des Mauves, dans La Dernière Heure : "Anderlecht a un vestiaire de mecs bien. Mais c'était peut-être justement l'un de nos problèmes : sans fortes personnalités, on a parfois un groupe trop sage".

Coosemans a le caractère dont Anderlecht a besoin

Même durant les grandes années 2000 du Sporting, le vestiaire du RSCA avait toujours l'un ou l'autre "salopard". Sans aller aussi loin que Coosemans ce dimanche, Silvio Proto était aussi connu pour être provocateur ; en tant que capitaine, Olivier Deschacht avait du vice. Sans parler d'un Marcin Wasilewski, idole du Parc Astrid... mais joueur crapuleux au possible. 

La situation du RSCA, qui atteindra le cap des 10 ans sans trophée s'il ne gagne pas la finale ce jeudi, est trop critique pour rêver d'une "classe" passée, qui plus est vue au travers d'un miroir déformant. Colin Coosemans est peut-être le seul salopard du noyau anderlechtois actuel, mais si trois ou quatre autres joueurs avaient du caractère, il devrait peut-être moins en faire pour protéger son groupe. Colin Coosemans, à tort ou à raison selon les sensibilités, se comporte comme il estime devoir le faire à l'heure actuelle dans un club qui manque cruellement de grinta.

Jeudi, dans le camp d'en face, il y aura plus d'un salopard. Même le plus "inoffensif" des Unionistes sur le papier a intégré dans son ADN toute une mentalité qui a permis aux pensionnaires du Parc Duden de devenir l'équipe du top qu'elle est devenue depuis sa remontée en D1A. Il va falloir que les Anderlechtois s'inspirent (un peu) de leur capitaine et musclent leur jeu pour avoir une chance. 

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