"Quel est le message ?" : la direction anderlechtoise monte au créneau face à la fronde des supporters
La relation entre Marc Coucke et les supporters anderlechtois s'est nettement dégradée ces derniers mois. Michael Verschueren monte au créneau pour défendre le grand patron du Sporting.
Après Wouter Vandenhaute il y a un an, la fronde des supporters anderlechtois se dirige désormais vers Marc Coucke. "Notre club n'est pas un zoo", "Sois noble et casse-toi. Ne nous oblige pas" : des sympathisants mauves ont été jusqu'à se rendre au château de Marc Coucke situé à Merelbeke pour y afficher ses banderoles. Le propriétaire anderlechtois a même été placé sous surveillance policière.
Une situation bien triste, que déplore Michael Verschueren, interviewé sur le sol américain par Het Nieuwsblad : "Je déplore ces actions et je condamne très fermement ce qu'ils ont fait au domicile de Marc Coucke. Que fait cet homme de mal ? Quel est le message que ces gars vont faire passer en interrompant des matchs ?", s'interroge-t-il.
La cote de popularité de Marc Coucke continue à baisser à Saint-Guidon
"J'ai parlé avec des membres du noyau dur à la fin de la saison et les deux parties avaient respecté leurs engagements. Je n'ai donc pas compris leurs actes ultérieurs. Ma porte est toujours ouverte pour communiquer, et Marc l'a fait aussi avec les personnes concernées. Il est soutenu par son management et par 95 % des supporters", poursuit le président.
Selon lui, les supporters se trompent de cible : "L'intention de Coucke a toujours été de décrocher des titres et de gagner avec Anderlecht. À chaque fois, il a été présent pour effectuer des corrections et injecter des investissements. Avec un tel comportement, on finit par gagner tôt ou tard. À Bruges, cela a pris dix ans à Bart Verhaeghe. Un vent nouveau souffle à Anderlecht. On doit tous continuer à soutenir l'équipe."
Marc Coucke paie notamment les dernières désillusions de fin de saison contre l'Union, un voisin qui rend désormais la comparaison très douloureuse pour les Mauves : "Allons, allons… L'Union ne joue en D1 que depuis six ans", nuance Verschueren. On ne peut tout de même pas prétendre être le club de la ville face à un concurrent qui a remporté 34 titres et qui est numéro 1 de Bruxelles depuis 60 ans ? Évidemment, ils ont été plus forts ces dernières années, le classement l'a prouvé", conclut-il, déterminé à rebousculer la nouvelle hierarchie du football belge.
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