"Ils ne jouent pas pour eux-mêmes mais pour le club" : Taravel répond aux critiques de Bertaccini
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La déception se lisait sur le visage de Jérémy Taravel après la finale de Coupe perdue. L'entraîneur des Mauves s'est assis, abattu, derrière sa table en conférence de presse et a surtout pointé une cause majeure de la défaite: les erreurs coûteuses en prolongations qui ont privé Anderlecht de la Coupe.
Selon Taravel, son équipe a complètement laissé filer la finale en quelques minutes. “On perd cette finale en cinq minutes”, a-t-il lâché, amer. Il faisait clairement référence aux deux erreurs défensives de Lucas Hey et Moussa Diarra, qui ont offert deux buts à l’Union en prolongation.
Les prolongations fatales à Anderlecht
“On ne peut jamais offrir aussi facilement ces deux buts”, a-t-il pointé du doigt. “On devait rester compacts, ne pas prendre de risques et attendre le bon moment. Mais ces erreurs nous ont coûté très cher.”
Pour autant, Taravel ne pense pas qu’Anderlecht ait perdu contre une équipe supérieure. Au contraire. “Perdre de cette manière fait mal, parce qu’on n’était pas moins bons. Défensivement, on était bien en place. On a pu égaliser et c’était important. Ça montre aussi la mentalité de ce groupe.”
Malgré cela, Anderlecht a trop peu réussi, offensivement, à faire vraiment mal à l’Union. C’était d’ailleurs l’une des grandes frustrations au sein du groupe, avec notamment Adriano Bertaccini qui s’est montré critique après le match concernant l’usage trop fréquent du jeu long.
Taravel lui a partiellement donné raison. “On a effectivement trop joué en longs ballons”, a-t-il reconnu. Mais il a aussi nuancé cette critique. “Encore faut-il jouer ces ballons dans les bons espaces, et pas là où eux peuvent les attaquer facilement.” Selon le coach, le vrai problème venait surtout du manque d’espaces entre les lignes. “On n’a pas trouvé ces zones.”
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Taravel réagit aux critiques de Bertaccini
Taravel a également réagi aux déclarations marquantes de Bertaccini sur l’annonce tardive de la composition. L’attaquant a révélé que les joueurs n’avaient su qu’une heure avant le coup d’envoi qui allait débuter, un élément qui, selon lui, a généré de la frustration dans le noyau. Taravel a toutefois défendu ce choix. “On avait peu de temps pour préparer cette finale. Il fallait donc que tous les joueurs restent concernés et prêts à cent pour cent. Et puis, ils ne jouent pas pour eux-mêmes, mais pour un club et un blason".
Après une nouvelle finale de Coupe perdue, Anderlecht se retrouve avec beaucoup de questions pour l’avenir. Taravel sait que son équipe doit encore franchir des étapes pour regagner des trophées. Il veut surtout voir plus de grinta, sans perdre l’identité du club. “On doit développer une mentalité de guerriers sans renier l’ADN d’Anderlecht".