Du jamais-vu en Coupe du monde : l'Iran entre aux États-Unis dans des conditions exceptionnelles
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Le premier match de l'Iran dans ce Mondial se disputera dans un contexte politique très tendu. Les Iraniens affrontent la Nouvelle-Zélande ce mardi à 3h00, mais l'attention se porte presque autant sur les coulisses que sur le terrain.
Le timing ne pourrait guère être plus délicat. L’Iran doit disputer l’intégralité de sa phase de groupes sur le sol américain, alors que les relations entre les deux pays se sont à nouveau fortement dégradées ces derniers mois. Depuis l’escalade militaire entre l’Iran d’un côté et les États-Unis ainsi qu’Israël de l’autre, les tensions politiques n’ont cessé de s’intensifier.
Cette situation a même fait planer le doute sur la participation de la délégation iranienne au tournoi. Finalement, tous les joueurs ainsi que les membres du staff sportif ont obtenu un visa pour se rendre aux États-Unis. En revanche, une partie importante de l’entourage n’a pas été autorisée à entrer sur le territoire américain. Plusieurs agents de sécurité, représentants du gouvernement iranien et employés administratifs se sont notamment vu refuser l’accès au pays.
Le camp de base déplacé au Mexique
Les difficultés avaient déjà commencé avant le tournoi. Initialement, l’Iran souhaitait installer son camp de base en Arizona, mais ce projet a été abandonné en raison des incertitudes liées aux documents de voyage. La fédération a finalement choisi de s’installer à Tijuana, au Mexique, à proximité de la frontière américaine.
Depuis cette ville frontalière, la sélection se rend ensuite aux États-Unis pour disputer ses rencontres. Pour son match d’ouverture face à la Nouvelle-Zélande, l’équipe a rejoint Los Angeles dimanche, la FIFA imposant à toutes les nations participantes d’être présentes sur le lieu de leur première rencontre de groupe la veille du match.
Les Diables Rouges suivent la situation de près
Pour la Belgique aussi, cette situation n’est pas anodine. Les Diables Rouges affronteront l’Iran le 22 juin à Los Angeles dans ce qui pourrait être un match clé du groupe G. Outre la Belgique, l’Iran et la Nouvelle-Zélande, l’Égypte fait également partie de cette poule.
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Sur le plan sportif, l’Iran reste un outsider dangereux. La Team Melli figure depuis plusieurs années parmi les meilleures sélections asiatiques et s’est une nouvelle fois qualifié relativement aisément pour la Coupe du monde. Avec plusieurs internationaux expérimentés et une organisation particulièrement disciplinée, le pays espère encore créer la surprise.
Los Angeles comme deuxième maison
Fait intéressant, l’Iran disputera ses deux premiers matchs dans une ville souvent surnommée "Tehrangeles". Los Angeles abrite en effet l’une des plus importantes communautés iraniennes en dehors de l’Iran. On estime qu’entre 250.000 et 500.000 personnes d’origine iranienne vivent dans la région.
Cela pourrait donner à l’Iran l’impression d’évoluer presque à domicile lundi face à la Nouvelle-Zélande. Reste toutefois à savoir si cette communauté soutiendra réellement son équipe nationale. Mais cela, c’est une autre histoire...