La Côte d'Ivoire victime d'un Haaland impitoyable à Dallas, laisse filer la Norvège en 1/8e de finale
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La Côte d'Ivoire a été entreprenante face à une Norvège bien organisée et efficace en attaque. Si ils ont su recoller au score après l'ouverture de l'ancien du Club de Bruges, Antonio Nusa, les "Éléphants" ont plié en fin de match sur un but de l'inévitable Erling Haaland.
Après Brésil - Japon et Pays-Bas - Maroc, ce Côte d'Ivoire - Norvège proposait un nouveau duel intéressant et équilibré pour les amateurs de football. Et à défaut d'atteindre des sommets, surtout en première période, cette rencontre aura au moins tenu le public de Dallas en haleine jusqu'au bout, au terme d'un second acte bien plus emballant.
Des "Éléphants" dans le magasin de porcelaine scandinave
La Norvège était-elle bien payée en rentrant au vestiaire avec un but d'avance dans sa besace ? Elle avait en tout cas bien profité du "cooling break" après un premier "quart-temps" où les Ivoiriens s'étaient procurés les meilleures occasions, mais avaient cruellement manqué d'efficacité.
C'est souvent par le flanc gauche que les "Éléphants" apportaient le danger, mais ils manquaient soit de présence, soit de lucidité dans les 16 mètres. Les Ivoiriens vont aussi se procurer 9 coups de coin en première mi-temps mais ils ne les exploiteront pas en raison de l'intransigeance des Scandinaves sur ces actions.
Jusqu'à la "pause fraîcheur", les Norvégiens tentaient de trouver Erling Haaland dans le grand rectangle avec de longs ballons, mais celui-ci était bien à la peine pour pouvoir les exploiter.
Nusa, son tir du droit impitoyable
C'est contre le cours du jeu que la Norvège allait trouver la faille à la 39e minute. Martin Ødegaard attirait les Ivoiriens sur lui et ces derniers laissaient un peu de liberté à Antonio Nusa sur le côté gauche. L'ancien joueur du Club de Bruges était trouvé par Ødegaard et il profitait de cet espace pour rentrer dans le rectangle, mettre Nicolas Pepé dans le vent puis loger le ballon dans la lucarne opposée du gardien ivoirien. Une réalisation somptueuse. (39e, 0-1).
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Ce but allait forcément libérer les Scandinaves qui auraient même pu doubler la mise avant le repos. À la 42e minute, l'ancien défenseur du Club de Bruges Kossounou bloquait une reprise du gauche d'Haaland qui avait bien suivi une remise de Sorloth qui rodait au second poteau. Sur le corner suivant, l'ancien attaquant de Gand prolongeait de la tête la passe de Patrik Berg vers Haaland et Pedersen qui ne parvenaient pas à conclure.
Une deuxième période plus emballante
Désormais dos au mur, les Ivoiriens ne baissaient pas les bras. Dix minutes après la reprise, ils se procuraient une grosse occasion. Une frappe de Gela Doué, le frère de Désiré, était contrée par Heggen avant de revenir sur le pied gauche de Nicolas Pépé qui voyait son envoi repoussé par un Nyland réactif.
Trois minutes plus tard, les Norvégiens n'étaient pas loin de jeter un nouveau froid. Sur un coup franc, Ødegaard trouvait l'ancien de Genk Sander Berge qui touchait maladroitement le cuir de la poitrine et permettait à Fofana de s'en emparer.
Les Scandinaves veulent exploiter chaque phase arrêtée. Sur un nouveau coup de coin, le centre brossé d'Ødegaard est repris du pied, au coeur de la surface, par Pedersen. Diallo dégage le ballon à même la ligne. La Norvège vient de passer à coté de la montre en or.
Diallo, changement gagnant de Faé
Surtout que peu avant le dernier quart d'heure, Émerse Faé, le sélectionneur ivoirien, se voit récompenser de son coaching. Amad Diallo, qui venait de monter au jeu, combine avec Nicolas Pépé, avant de slalomer à travers la défense norvégienne et d'envoyer le cuir dans le filet opposé de Nyland. Une vraie libération pour la Côte d'Ivoire.
Cette égalisation emballait le match qui partait alors dans tous les sens. Mais ce sont les Norvégiens, implacables, qui allaient finalement émerger à cinq minutes de la fin des 90 minutes réglementaires.
C'est la fête quand Bobb dribble
Sur le côté droit, Oscar Bobb va apporter toute sa technique en rentrant dans le jeu pour lancer Patrik Berg. L'infiltration de ce dernier va perforer la défense ivorienne et le milieu de Bodø/Glimt va parfaitement servir l'inévitable Erling Haaland qui n'en demandait pas tant pour planter son 5e but du Mondial et placer les Scandinaves aux commandes.
Si le public norvégien rame de bonheur en tribunes, les Ivoiriens commencent à ramer dans le jeu, "tués" mentalement par ce but. Les jambes de Sangaré et Kessié au milieu semblent vidées et Haaland aurait pu encore alourdir le score à la 89e.
Une main de fer dans le gant de Nyland
Les Ivoiriens s'octroyaient cependant un coup-franc bien placé à la dernière minute des arrêts de jeu. La caresse du gauche d'Amad Diallo prenait la direction de la lucarne mais était stoppée par la main ferme d'Ørjan Nyland, un gardien dont on parle peu, mais qui n'est pas étranger au beau parcours de son pays.
Un 13e et 14e coup de coin ne donneront à nouveau rien pour des "Éléphants" qui auront tout tenté, mais qui auront, comme contre l'Allemagne, manqué d'efficacité et été victimes des individualités de leur adversaire.
Ståle Solbakken avait fait le choix de reposer ses cadres contre la France. Il a en tout cas prouvé lors de ce 1/16e de finale victorieux que ses hommes n'étaient pas venu que pour ramer, mais surtout pour gagner.