Encore raté : intéressante face à une France B, la Belgique se fait punir en fin de match

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Ce n'est pas encore cette fois que la Belgique pourra laisser derrière elle les nombreuses déceptions subies face à la France. Pourtant entreprenante et bien dans son match, l'équipe de Mark van Bommel a fini par plier face aux changements impressionnants à la disposition de Zidane, qui avait fait massivement tourner au coup d'envoi.

Voilà longtemps qu'on avait plus eu cette sensation avant un match des Diables Rouges face à la France : cette sensation que, sans aller jusqu'à se considérer comme favori, on pouvait penser de manière réaliste avoir de belles chances de victoire.

Équipe de France pas encore rodée, Belgique en confiance, et un Zinedine Zidane qui a tellement fait tourner qu'on a presque pu se sentir vexer (9 Bleus au coup d'envoi ce lundi ne l'étaient pas en Turquie) : on avait presque l'impression que c'était le moment ou jamais. 

Et il faut bien dire que sur le terrain, cette sensation s'est dans un premier temps confirmée. Dès la première relance de Mike Maignan, directement sur Mika Godts, cette France bis paraît un peu fébrile (2e). Sauf le très élégant Lucas Da Cunha, dont on comprend directement, à ses ballons brossés beaux à en soupirer, pourquoi il a tapé dans l'oeil de Zidane.

La France en contrôle, les Diables répondent bien

La première vraie occasion vient d'un garçon qui serai titulaire indiscutable dans n'importe quelle sélection : Désiré Doué s'offre un petit festival côté droit et allume sur la barre (12e). Une frappe contrée d'un KDB encore très inspiré répond timidement (16e), Esteban Lepaul trouve ensuite Lammens (17e). Sur le contre, Roméo Lavia, titularisé à la place de Raskin, régale d'un double contact et lance Moreira : De Ketelaere ne peut pas conclure.

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Moreira et De Bruyne se procurent encore quelques belles phases, mais les Bleus mettent le feu à chaque accélération, notamment Barcola qui met Castagne en grande difficulté et enroule sur Lammens (19e). Ngoy doit rattraper une absence du même Castagne et prend un gros risque en bousculant Barcola (21e), Lammens repousse difficilement un coup-franc bien de Doué (27e). 

Après ce temps fort français, les Diables reprennent leurs marques : Mika Godts réussit quelques belles arabesques, De Bruyne envoie une frappe de peu à côté (37e) après un très bon travail de Lavia pour lancer Castagne. Le match est équilibré, même si on sent que sur un éclair, la France peut faire plus mal avec son équipe B que la Belgique avec ce onze quasi-type. 

La France accélère en seconde période 

Et ce sera encore plus évident en deuxième mi-temps. Désiré Doué, de loin le meilleur des Bleus, monte dans les tours et étale sa classe, frôlant les buts de Lammens (52e). Da Cunha profite d'une perte de balle de Tielemans et envoie une frappe lointaine sur la base du poteau (54e), Doué - encore - force un arrêt compliqué de Lammens : c'est très chaud pour les Diables.

On en viendrait presque à oublier que Zidane, sur le banc, a toujours des armes de destruction massive à sa disposition : Ousmane Dembélé est le premier à monter au jeu, sans vraiment se mettre en évidence, avant que Olise et Cherki montent eux aussi à un quart d'heure du terme. Mais c'est Dodi Lukebakio, lui aussi entrant, qui se met en évidence depuis son flanc droit, se heurtant à Maignan (73e), même lorsqu'il tente sa "spéciale" (78e). 

Mais c'était presque prévisible : alors que les Diables poussent et finissent par y croire, c'est en contre que l'un des génies montés au jeu frappe. Michael Olise ponctue un petit solo d'une frappe sèche, sans pitié : c'est 0-1 avant même les arrêts de jeu (89e). Un coup dur, mais pas forcément immérité sur l'ensemble du match, et surtout au vu de la seconde période. Rien qui doive remettre en question le travail accompli : la France est tout simplement encore un cran au-dessus. 

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