Les raisons de la réussite des Diablotins

Hermès Van Dammepar Hermès Van Damme
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Les raisons de la réussite des Diablotins

Les espoirs belges ne sont plus qu'à un point d'une qualification pour l'Euro 2019. Cela fait depuis 2007 que les U21 de la Belgique ne s'étaient plus qualifiés pour un grand tournoi. Comment expliquer cette réussite ?

Johan Walem

Le coach est évidemment le grand artisan de la réussite des Diablotins. L'ancien Diable Rouge a (presque) réussi (une qualification pour un grand tournoi) ce que ses prédécesseurs n'ont pas réussi, avec une noyau de qualité plus ou moins égale. Il ne faut pas oublier qu'il y a quelques années, les Espoirs comptaient dans leur rang des joueurs comme Bakkali, Musonda, ou Dennis Praet et ils n'ont pas connu le succès des Diablotins actuels. 

Malgré les belles individualités de son groupe (Dimata, Lukebakio, Schrijvers, Leya Iseka pour ne citer qu'eux), Johan Walem a toujours insisté sur le groupe et non sur un ou des joueurs en particulier. Après chaque match, l'entraîneur parle de réussite collective et c'est sans doute ça la force des Espoirs. "Mais il y quand même beaucoup de talents dans cette équipe, ce n'est pas qu'un collectif, on a aussi des joueurs exceptionnels" précise Omeonga. 

Une concurrence saine 

Comme expliqué ci-dessus, Johan Walem a su créer un groupe en gardant une vraie ligne de conduite. C'est-à-dire que les meilleurs jouent. Le coach fait régulièrement tourner son onze avec souvent la même réussite. Aaron Leya Iseka nous faisait d'ailleurs part de la concurrence saine qu'il peut avoir avec Nany Dimata

Et c'est le cas à chaque poste. Au milieu par exemple, Walem a l'embarras du choix: Heynen, De Sart, Bastien, Omeonga... En défense, Zinho Vanheusden revient en force tandis que Saelemaekers est venu apporter de la concurrence à Dion Cools sur le côté droit. 

Des jeunes qui montent

Johan Walem a la chance d'avoir des joueurs qui, malgré leur jeune âge, possèdent déjà une belle expérience, que ce soit à l'étranger ou en Pro League. Le capitaine, Siebe Schrijvers, compte, à seulement 22 ans, 148 matches de Pro League. Les Samuel Bastien, Stephane Omeonga et Miangue n'ont peut-être pas beaucoup joué en Italie, mais ils ont appris de nouvelles méthodes et ils ont dû s'adapter à la rigueur italienne. 

Malgré que certains ont beaucoup bougé durant l'été, ils comment tous à faire leur trou dans leur club respectif. Wout Faes est enfin un titulaire à part entière depuis son transfert à Ostende tandis que Dimata retrouve des couleurs à Anderlecht après un passage compliqué en Allemagne. Dodi Lukebakio jouit à nouveau des plaisirs du terrain au Fortuna Dusseldorf après six mois difficiles en Angleterre. Mbenza, lui, a tenté le grand saut en Premier League où il a encore besoin d'adaptation. 

L'importance du groupe

Comme Walem, nous insistons sur l'importance du groupe qu'a réussi à former l'entraîneur. Comment s'y est-il pris ? En gardant toujours (ou presque) les mêmes joueurs. même si certains ont connu des difficultés dans leurs clubs, ils étaient convoqués. Par exemple, des joueurs comme Bastien, Omeonga, Miangue, Faes, ou encore Dimata ont connu un exercice 2017-2018 compliqué, mais ils ont tous été rappelés par le sélectionneur des Espoirs. 

Une façon de leur dire: je vous fais confiance. Grâce à cela, les joueurs veulent rendre cette confiance à leur coach sur le terrain et ils réalisent de bonnes performances. Après un début de campagne compliquée (deux nuls contre la Turquie et la Suède) les Diablotins sont petit à petit montés en puissance avec deux victoires acquises dans les derniers instants (contre Chypre et contre la Turquie). Une force de caractère nouvelle qui prouve l'état d'esprit qui règne dans le groupe des espoirs belges. Les victoires contre la Hongrie (0-3 et Malte (0-4) n'ont été que la confirmation de la montée en puissance des Belges. De bon augure avant le match décisif contre la Suède. 



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