Ultras dans le vestiaire, affrontements avec la police : chaos à Sclessin après l'humiliation du Standard

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C'est dans le chaos que s'est terminée la rencontre entre le Standard et La Gantoise, ce vendredi soir. Les Ultras Inferno ont quitté leur tribune 3 pour attendre les joueurs devant l'entrée du stade, et certains d'entre eux sont même parvenus à pénétrer dans les vestiaires des Rouches.

Une véritable gifle. Dans un match à six points ce vendredi soir, le Standard a été humilié par La Gantoise, notamment après un triplé de son ancien attaquant Wilfried Kanga. Et c’est dans un véritable chaos que s’est terminée la soirée en bord de Meuse.

Dix à quinze minutes avant le terme de la rencontre, alors que Kanga venait d’inscrire le 0-3, les Ultras Inferno ont quitté leur tribune, suivis par d’autres blocs. C’est donc dans un stade de Sclessin plus que clairsemé que la rencontre s’est achevée.

Au coup de sifflet final, après un petit mot de Vincent Euvrard, les Rouches ont effectué un bref tour d’honneur, durant lequel ils ont été copieusement conspués par les supporters encore présents dans les tribunes. Pendant ce temps, les Ultras Inferno se sont rassemblés devant l’entrée principale du stade, par laquelle transitent les joueurs, et ont préparé un assaut.

Des Ultras dans les vestiaires

Une centaine de supporters cagoulés se sont précipités devant la porte, n’hésitant pas à bousculer d’autres fans qui quittaient simplement le stade. Selon nos informations, certains (on nous parle de six Ultras) seraient même parvenus à forcer l’entrée jusqu’à atteindre les vestiaires des joueurs. "Le Standard, c'est nous", criaient les autres devant l'entrée.

"J’étais dans une autre pièce, donc je n’ai rien vu, mais j’ai entendu", a déclaré Vincent Euvrard après la rencontre. "Ce club est très émotionnel et il faut que tout le monde se calme dans ce genre de moments", a poursuivi le T1 des Rouches, reconnaissant le parfum de crise qui souffle en bord de Meuse.

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Ce n’est pas que c’est chaque semaine la même chose, c’est qu’il y a toujours autre chose"

"Vu les choses qui se sont passées, on peut parler d’une crise. Mais on a perdu trois matchs de football, et ce qu’il s’est passé aujourd’hui est aussi lié à tout ce qui s’est passé ici précédemment", a tenté d'apaiser le T1 des Rouches.

"Tout le monde veut remettre le Standard à sa place. Mais aujourd’hui, au lieu de rentrer dans le top 6 et d’avoir une énergie totalement différente, tu te retrouves écarté à cinq points du sixième, avec un gros programme qui arrive et une incapacité à dominer et gagner les matchs. Ce n’est pas que c’est chaque semaine la même chose, c’est qu’il y a toujours autre chose. C’est de là que vient la déception des supporters."

Pendant ce temps, des affrontements ont éclaté à l’extérieur du stade avec les forces de l’ordre, qui tentaient d’établir un périmètre de sécurité afin de permettre aux joueurs de quitter les lieux. La soirée n’était cependant pas encore terminée, puisque d’autres supporters auraient déjà pris la route de l’académie pour attendre certains joueurs. 

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