"Éviter un scénario à la Amuzu" : pourquoi Anderlecht a vendu Nilson Angulo dès cet hiver

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Vendre un titulaire important en toute fin de mercato et le remplacer par un pari risqué : Anderlecht s'est peut-être tiré une balle dans le pied en laissant partir Nilson Angulo. Mais la direction n'a en réalité pas vraiment hésité.

C'était un nouveau coup dur pour les supporters du RSC Anderlecht au lendemain de la défaite humiliante à Sclessin : l'annonce du départ, avec effet immédiat, de Nilson Angulo pour Sunderland. Les Mauve & Blanc ont touché 17 millions d'euros pour leur ailier équatorien - une somme qui pourrait se rapprocher des 20 millions bonus compris, auxquels il faut retirer un pourcentage destiné au club formateur d'Angulo.

Mais alors que le mercato fermait quelques heures plus tard et que le noyau anderlechtois était d'ores et déjà trop faible pour ses ambitions, ce départ a été vu comme un nouvel échec de la direction sportive. Sauf que, selon Het Laatste Nieuws, celle-ci n'a pas hésité et estimait même être dos au mur.

Angulo voulait partir l'été dernier 

En effet, nos confrères néerlandophones révèlent que Nilson Angulo lui-même voyait un départ d'un très bon oeil l'été dernier et son entourage avait même, à l'époque, menacé de faire appel à la fameuse "loi de '78" pour forcer un transfert. Un accord avait finalement été trouvé avec Anderlecht, mais la confiance était rompue. Une offre venant de Premier League, après que le RSCA ait refusé des offres de Liga l'été dernier, était trop belle.

Ensuite, la façon dont le reste du mercato s'est déroulé a également influencé ce choix. Anderlecht n'a pas réussi à se séparer de Yari Verschaeren et Mario Stroeykens (du moins au moment d'écrire ces lignes : le marché turc reste ouvert jusqu'à jeudi), et certains gros salaires (Rits, Foket, Flips) sont toujours là. Vendre Angulo sauvait les meubles. 

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Beaucoup estiment que l'Equatorien, qui disputera la Coupe du Monde en juin prochain, aurait alors vu sa valeur marchande exploser. Il est vrai qu'Angulo a tendance à se montrer sous son meilleur jour avec sa sélection nationale. Mais cela reste un pari, qui peut mal tourner si le joueur se blesse ou passe à côté de son tournoi. Depuis plusieurs mois, Nilson Angulo évoluait à un niveau catastrophique, qui n'augurait pas forcément d'une valeur marchande multipliée par deux ou trois en 2026.

À Anderlecht, un souvenir hante encore les couloirs (et fait encore l'objet de blagues récurrentes) : le départ avorté de Francis Amuzu pour l'OGC Nice, pour une somme d'environ 10 millions d'euros. Felice Mazzù avait fait des pieds et des mains pour garder un joueur qui n'allait plus jamais valoir une telle somme et finirait par quitter Anderlecht par la petite porte. La nouvelle direction du club ne pouvait pas se permettre un tel scénario. 

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