Table rase à Anderlecht : à Neerpede, la tempête se faisait sentir depuis longtemps, et Besnik Hasi le savait
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Anderlecht fait table rase et reprend tout depuis les fondations. Un passage obligé pour un club plongé dans une crise pressentie depuis plusieurs mois.
Table rase à Anderlecht, pour la énième fois. Mais cette fois, il s’agit vraiment de repartir de zéro : le projet mauve et blanc n’est plus seulement en ruine, il est devenu un chantier de démolition sans précédent. Les fondations doivent être entièrement refaites. Beaucoup avaient pourtant vu venir la catastrophe, y compris à Neerpede.
Anderlecht n’est plus Anderlecht depuis longtemps. Plus de huit ans sans trophée, malgré tous les efforts pour placer les bonnes personnes aux bons postes. Cette fois encore, c’était la chronique d’une catastrophe annoncée.
Lorsque Wouter Vandenhaute est arrivé avec Olivier Renard, de grandes interrogations existaient déjà parmi les supporters et les journalistes qui suivent le club de près. Un homme au passé lié au Standard et impliqué dans l’affaire des "Mains Propres"… comment en est-on arrivé là ?
Trop de milieux, trop peu de joueurs déterminants
Quand Michael Verschueren est revenu, beaucoup ont pressenti le pire. Il n’a jamais été fan de la nomination de Renard, mais avait décidé de lui "donner le bénéfice du doute". Au sein du noyau, des voix s’élevaient déjà depuis l’été : la situation allait mal se terminer.
Les joueurs expérimentés posaient des questions sur la composition de l’effectif. Trop de milieux de terrain, trop peu de joueurs déterminants. Le départ de Kasper Dolberg avait déjà déclenché les premières alertes à Neerpede.
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Cela se voyait notamment avec Besnik Hasi, qui ne critiquait jamais publiquement la politique de transfert, mais qui, en interne, secouait souvent la tête. Il avait déjà en partie tiré un trait sur Luis Vazquez et voyait qu’il allait se retrouver avec un jeune attaquant de 18 ans, Cvetkovic. Quant à Cedric Hatenboer, mieux valait ne pas lui poser de questions…
Dans la tête de Marc Coucke, la décision était déjà prise
Le mécontentement concernant les transferts ne se limitait pas aux joueurs, car des voix expérimentées au sein du club ont commencé à se faire entendre après le mercato d’hiver. Danylo Sikan et Moussa Diarra ont dû endosser un rôle de leaders dès leur arrivée. Les discussions ont rapidement atteint Marc Coucke, déjà mécontent de la manière dont les choses étaient gérées.
Samedi dernier, la décision concernant le sort de Renard a été officialisée, mais pour l’entrepreneur et son bras droit Michael Verschueren, elle était en réalité prise depuis un certain temps. Le problème : il n’existait pas de plan B.
Après avoir trouvé un nouvel entraîneur, Anderlecht doit désormais se mettre en quête d’un nouveau directeur sportif, capable de lier réalité financière et succès sportif. Avec Renard, la balance penchait trop du côté financier. Trouver cette "perle rare" sera un vrai défi.