Marc Coucke nostalgique de l'ère Kompany : "À l'époque, il y avait de l'énergie et une vision"
Photo: © photonews
Marc Coucke a longuement parlé de la crise à Anderlecht lors de l'émission 'De Tafel van Gert'. Le propriétaire des Mauves est revenu sur ces dernières semaines mouvementées.
Ses regrets sont clairement perceptibles, surtout lorsqu'il en vient à comparer la situation actuelle avec l'ère Vincent Kompany : "À l'époque, il y avait de l'énergie et une vision. À un certain moment, nous étions en train de construire quelque chose avec Kompany. Mais il y a eu un manque de patience. Ce que cela aurait été si Kompany était resté, personne ne le sait. Mais que cela aurait été différent, oui. Il avait du leadership, de la détermination et un état d'esprit à la fois orienté long terme et court terme".
Même vécu à distance, le week-end a été très long : "Le fait que je n'étais pas présent dimanche à Genk tient au fait que nous avons eu une réunion intense samedi à propos du club. Rester dans la tribune n'apporte pas grand-chose, j'ai donc choisi les réunions".
Il faut dire que le temps est à nouveau au changement : "En novembre, nous avons mis en place une nouvelle structure, avec Michael Verschueren comme président et Kenneth Bornauw comme CEO. Après quelques mois, une analyse a été faite pour savoir qui correspond à ce que nous avons en tête. Nous avons dû dire à quelques personnes qu'elles ne s'intégraient pas dans notre vision et dans la direction que nous souhaitons prendre. Ce n'est jamais agréable, mais parfois nécessaire. »
Le nouveau directeur sportif devra rester longtemps
Les recherches se concentrent désormais sur un nouvel entraîneur et un directeur sportif : "Normalement, on cherche d'abord un directeur technique, qui peut aider à choisir un coach. Mais maintenant, nous allons d'abord chercher un bon entraîneur. Le directeur technique devra être immédiatement le bon, car il s'agira, espérons-le, rester longtemps".
Olivier Renard s'en va ainsi sur un constat d'échec : "Lors de la constitution d'un noyau, tout doit être présent : talent, technique et mentalité. Nous n'avons pas trouvé cet équilibre. Il ne faut pas baisser la barre. Anderlecht doit toujours viser le plus haut niveau, ne pas se contenter d'une quatrième place".
Coucke se tient volontairement à l'écart du choix de l'entraîneur. "À partir du moment où cela devient concret, je me tiens totalement à l'écart. Je ne vais pas m'immiscer dans le choix. Mais sur la structure, les attentes et le contexte économique, je peux apporter ma valeur ajoutée".
Une gestion sous pression
Sur le plan financier, Anderlecht est, selon Coucke, contraint de faire des choix. Ainsi, Nilson Angulo a été vendu lors du mercato hivernal pour environ 20 millions d'euros. "Si nous ne jouons pas en Europe, nous devons vendre des joueurs. Cela vaut pour beaucoup d'équipes".
Concernant un éventuel retour de Romelu Lukaku, Coucke reste clair : "Romelu joue encore, pour Naples et les Diables Rouges. Le club ne peut pas dépendre de lui. Nous lui laissons entièrement le choix du moment. S'il revient, ce serait génial, mais cela ne peut pas dépendre de lui".
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