"Si tu juges un joueur là-dessus, tu es un petit club" : Anthony Vanden Borre a perdu 'son' Anderlecht
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Anthony Vanden Borre ne reconnaît plus Anderlecht. Au-delà de l'instabilité du club sur et en dehors du terrain, il déplore la perte d'identité autour du centre de formation.
L'accompagnement des jeunes, un thème qui parle particulièrement à Anthony Vanden Borre. L'ancien Diable Rouge a fait des erreurs dans sa carrière et oeuvre désormais au sein de la RAAL pour que les Louviérois puissent éviter de tomber dans les mêmes travers.
Mais il a bien entendu toujours un oeil sur Anderlecht. Et il n'aime pas ce qu'il y voit : "Jouons mal pendant cinq ans, mais formons au moins de la qualité. Pour avoir du beau jeu après. Parce que pour avoir du beau jeu, du football champagne comme on disait, il faut avoir des joueurs un peu différents", explique-t-il dans l'émission 'En Off'.
Les joueurs trop formatés pour rentrer dans le moule ?
"Des joueurs différents, ce sont des caractères différents. Ils ont besoin d'amour, d'être encadrés. C'est de ça que tous ces jeunes des quartiers ont besoin. Ils ne demandent rien de plus", poursuit-il.
C'est en cela qu'il estime que la façon de faire des formateurs de Neerpede a changé : "En tant que club, à partir du moment où tu juges un jeune sur sa façon de parler, de marcher ou d'arriver au centre d'entraînement...laisse tomber. Ca veut dire que tu es une petite personne, un petit club. Anderlecht doit redevenir un grand club".
Le Sporting a-t-il oublié ce qui faisait sa force, son vivier ? VDB enfonce le clou : "Je ne parle pas de titres ou de match gagnés ; Anderlecht est un grand club pour toute son identité, son âme. Mais il n'y a plus tout cela. Il faut le retrouver. Et ça passe par Bruxelles". Un plaidoyer supplémentaire pour le retour de Jean Kindermans ?
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