"La direction a insisté" : Olivier Renard balance sur l'arrivée de Danylo Sikan
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L'interview accordée par Olivier Renard au Soir apporte un certain éclairage sur plusieurs manoeuvres de ces dernières semaines. Notamment en ce qui concerne Danylo Sikan et Mats Rits.
Danylo Sikan a coûté pas moins de quatre millions d'euros à Anderlecht. Une somme conséquente vu le contexte actuel, d'autant que le joueur n'est pas arrivé en pleine confiance. Un dossier qui laisse un goût amer à Olivier Renard.
"Comme j'étais déjà écarté suite à l'arrivée de David Verwilghen, l'équipe de recrutement ne travaillait qu'avec les données de ce dernier. Les options qu'il proposait se sont avérées irréalisables, les unes après les autres", explique-t-il.
Il a fallu agir vite : "C'est pourquoi Sikan, qui n'était pas une priorité, est soudainement devenu le joueur le plus convoité. Je souhaitais seulement le prêter, mais Trabzonspor voulait le vendre, et la direction a insisté. Sikan est un bon joueur, mais dire que c'était mon transfert serait faux. Mes propres alternatives ont été écartées par les données de David".
Un manque de concertation criant
Le cas de Mats Rits illustre lui aussi le manque de coordination au sein du club : "Si Mats devait intégrer le noyau B, c'était la décision de Tim Borguet, alors directeur général des sports ; nous l'avons annoncée ensemble à Mats. Et après, j'entends d'autres membres du conseil d'administration s'adresser au joueur dans les couloirs et dire qu'ils ne comprennent pas non plus cette décision".
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"Maintenant que Rits est de retour en équipe première, quel message cela envoie-t-il ? On me reproche aussi le recrutement des jeunes talents des RSCA Futures, alors que je n'étais pas impliqué dans le recrutement des U23. C'était le travail de Peter Verbeke et Tim Borguet", conclut-il, déçu. Avec un tel manque d'unité dans cet entre deux règnes, on comprend qu'Anderlecht devra travailler d'arrache-pied pour composer un noyau cohérent et équilibré.