"Il ne s'est pas rendu compte" : quand Kenneth Bornauw lisait à Renard un message...confidentiel
Photo: © photonews
Olivier Renard a vidé son sac auprès de nos confrères du Soir sur son départ à Anderlecht. La manière avec laquelle il a appris que ses jours étaient comptés lui restent en travers de la gorge.
Le licenciement d'Olivier Renard à Anderlecht n'était plus qu'une question de temps. La pression autour de lui était de plus en plus forte. Le principal intéressé était d'ailleurs déjà au courant que le club lui cherchait un successeur.
Il y avait déjà eu quelques signes avant-coureurs : "Avant le mercato hivernal, le club a décidé de limoger Dries Belaen, le responsable du recrutement, sans m'en informer. Peu après, j'ai lu dans la presse que David Verwilghen avait signé un contrat comme nouveau responsable du recrutement. Est-ce là un signe de confiance ? Certainement pas".
Cela s'est confirmé lorsque Renard a su par un agent que la direction cherchait un nouveau directeur sportif par l'intermédiaire du cabinet de chasseurs de têtes Odgers. Mais il ne s'attendait pas à ce que le CEO Kenneth Bornauw le lui révèle aussi maladroitement.
Bornauw s'emmêle les pinceaux
Un jour, Kenneth est dans mon bureau et reçoit un message WhatsApp de Michael Verschueren. Il décide de le lire à haute voix : 'Oli, Michael vient de m'envoyer un profil idéal ; il dit que tu le connais peut-être'. Et il me donne le nom : Antoine Sibierski. Je souris et réponds : 'Kenneth, je pense qu'il lui sera difficile de renforcer notre équipe, car il n'a que cinq ans de plus que moi'. Kenneth ne s'est pas rendu compte que Michael Verschueren lui avait envoyé le nom d'un directeur sportif".
Une anecdote révélatrice du manque de coordination au sein des têtes pensantes bruxelloises en cette période d'instabilité et qui a évidemment conforté Olivier Renard dans sa conviction que son sort était déjà scellé.
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