Une Pro League complètement folle : jamais les bilans n'ont été aussi faibles, et le suspense aussi intense

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Quatre journées avant la fin de la phase classique, la RAAL La Louvière, avant-dernière, peut encore mathématiquement finir dans le top 6. Faiblesse du championnat ou preuve qu'il n'existe plus vraiment de petite équipe ?

Ce week-end de 26e journée de Jupiler Pro League n’a, une fois de plus, pas déçu en termes de surprises. Le Racing Genk, La Gantoise et l’Antwerp ont trébuché, tandis que le Standard et Westerlo sont de retour dans la course aux Champions Play-Offs, où Malines vient également de signer une belle opération.

Actuellement sixième, La Gantoise n’a récolté que 36 points sur 78, soit une moyenne de 1,38 point par match. Historiquement, cette moyenne ne suffirait pas pour disputer les Champions Play-Offs, puisque depuis la réforme du championnat en 2009, le sixième comptait en moyenne 1,57 point par match, soit 47 points après 30 journées.

Les Buffalos pourraient encore atteindre une moyenne de 1,6 point par match en remportant leurs quatre dernières rencontres, ce qui semble peu probable au vu de leur forme actuelle et des nombreuses surprises qui ponctuent chaque week-end. Pour le sixième, le précédent record à la baisse remonte à la saison 2015-2016, lorsque Zulte Waregem s’était qualifié pour les Play-Offs 1 avec 43 points, soit 1,43 point par match.

Jamais les moyennes n'ont été aussi basses

En tête du classement également, les performances fléchissent. L’Union, leader actuel, a accumulé 56 points, soit une moyenne de 2,15 points par match. Depuis la saison 2009-2010, le premier de la phase classique a terminé les 30 premières journées avec une moyenne de 2,21 points par match, soit 66 points au total, et le bilan actuel de l'Union fait partie des quatre plus faibles depuis 17 ans.

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Ces chiffres peuvent témoigner d’une certaine faiblesse dans notre championnat, mais ils peuvent aussi indiquer qu’il n’existe plus vraiment de "petite équipe" et que toutes les formations abordent désormais la saison avec un projet ambitieux. La RAAL, avant-dernière, peut encore mathématiquement finir la phase classique dans le top 6. La lutte s’annonce indécise jusqu’au bout, mais pas nécessairement qualitative pour autant.

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