"C'est ça, le souci chez lui" : un entraîneur de D1A à coeur ouvert sur son travail avec Didier Lamkel Zé

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Encore actif à Saint-Trond la saison dernière, Didier Lamkel Ze évolue actuellement à Kazma, en première division koweïtienne. Frédéric De Meyer est passé par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel avec lui.

En tant qu'adjoint, Frédéric De Meyer est naturellement celui vers lequel les joueurs s'ouvrent parfois plus franchement qu'envers l'entraîneur principal. La saison dernière, il a ainsi beaucoup parlé avec Didier Lamkel Zé pour tenter de le maintenir sur le droit chemin à Saint-Trond.

"C’est une histoire triste car c'est une très bonne personne : il a un coeur énorme, il est si gentil, c’est un gars vraiment bien", explique-t-il à la RTBF. "Mais le souci chez lui, c’est l’extra-sportif. Parce qu’à l'entraînement, vous ne devez rien lui dire : il bosse, il ne discute pas, il fait son taf. Sur le terrain, c'est un spécial… mais il est si doué : pour moi, c’est l’un des tout grands attaquants de Belgique des dernières années. Mais dans sa vie, il n'est pas tout juste dans ses bottes : il arrive en retard, il ne prévient pas et puis il pète un plomb et va se mettre à l'écart tout seul".

Un cas à part

Une situation frustrante vu les qualités du garçon : "Quand vous avez un Didier dans votre groupe, il doit toujours jouer parce qu’il est le meilleur : c’est ce que j’ai dit à ma Direction quand j’ai repris l’équipe entre Mazzù et Vrancken. Ce match-là, on l’a gagné 3-1 et Lamkel Ze a été très bon : je l’ai fait sortir à la fin car il était cuit, il m’a remercié pour ma confiance, ça m’a vraiment touché".

"Didier est chaotique dans sa vie et il va toujours se chercher des excuses. Mais s’il est à l'heure, il sera le premier sur le terrain et bossera à fond. Mais dès qu'on sort du terrain, c'est un autre Didier... Et vis-à-vis d’un groupe, on ne peut pas lui passer de tels écarts… sinon les autres ne comprennent pas", poursuit-il.

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Saint-Trond a ainsi vécu sur un fil : "Felice Mazzù a tenté ça avec Didier durant des mois : gérer entre Didier et le groupe, en disant qu’on avait besoin de lui pour gagner le dimanche. Tant qu’on gagnait avec lui, ça allait… mais quand ça n’a plus été le cas, ses petites erreurs n’étaient plus acceptées par le groupe. On a dû faire un choix : Didier ou le groupe. Et on ne pouvait pas lâcher tout un groupe qui se battait et faisait les efforts".

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