Analyse Un an depuis l'annonce du retour de Marc Wilmots au Standard : où en est la reconstruction du Matricule 16 ?
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Il y a pile un an, le Standard annonçait le grand retour de Marc Wilmots en qualité de directeur sportif. 365 jours plus tard, les choses ont déjà bien changé en bord de Meuse, bien que le Matricule 16 soit encore loin de son objectif final.
13 mai 2025, début de journée. À la surprise générale, le Standard de Liège communique le grand retour de Marc Wilmots en qualité de directeur sportif. L'ancien sélectionneur des Diables Rouges déclarait pourtant, quelques semaines plus tôt sur le plateau de La Tribune, ne pas être intéressé par un rôle dans l'organigramme du Matricule 16, qui tentait alors de sortir de l'agonie de l'ère 777 Partners.
"Revenir au Standard, c’est comme rentrer à la maison. Je ressens beaucoup d’émotion, mais aussi une grande responsabilité. Je me réjouis de travailler aux côtés de Giacomo Angelini et de Pierre François. Je viens pour bâtir, pour transmettre et pour aider ce club que j’aime à retrouver la place qu’il mérite. Le Standard a un potentiel immense. Ensemble, avec humilité et travail, nous allons le faire grandir", déclarait le Taureau de Dongelberg dans le communiqué annonçant sa nomination.

Un an plus tard, le Standard est sur le droit chemin
Trois jours plus tard, Wilmots se présentait pour la première fois en conférence de presse, aux côtés de Pierre François. Dans la salle de presse du stade de Sclessin, c'est l'effervescence comme cela ne l'avait jamais été dans un passé très récent, à cause des résultats sportifs en berne du club liégeois.
"Dans ce genre de situation, soit on fuit, soit on s’implique avec des gens motivés", lançait premièrement Marc Wilmots pour justifier son retour, avant d'évoquer ses objectifs. "Il y a beaucoup d’équipes devant nous, mais nous ne voulons pas nous focaliser sur elles. Notre priorité est de reconstruire le Standard de l’intérieur. Le premier objectif est de revenir dans le top 6 le plus rapidement possible et de remettre le club à la place qu’il mérite", déclarait le nouveau directeur sportif, aux côtés d'un Pierre François au regard approbateur.
Déclarant qu'il avait signé un contrat à durée indéterminée pour ne pas avoir à se poser la question de son avenir, Marc Wilmots commençait officiellement sa mission au début de la semaine suivante, le 19 mai, aux côtés de son fils, Marten, qui venait d'arrêter sa carrière de joueur à 26 ans pour épauler son père à la direction de la cellule sportive des Rouches. Il nommait rapidement Mircea Rednic à la tête de l'équipe première : sa plus grande erreur, sûrement, depuis son retour. Vincent Euvrard semble, lui, bien mieux coller aux objectifs de progression du club.

Déjà se qualifier pour l'Europe donnerait une longueur d'avance à Marc Wilmots
À son arrivée, Marc Wilmots se donnait "trois ou quatre mercatos" pour faire en sorte que le Standard retrouve une équipe véritablement compétitive. À l'aube du troisième, on peut dire que le directeur sportif des Rouches est dans les temps, et qu'en poursuivant son travail, le Standard pourrait combler ses dernières brèches lors des deux dernières fenêtres de transfert, tout en réalisant déjà l'une ou l'autre vente à un prix bien plus intéressant que celles réalisées dans le passé (Matthieu Epolo et Rafiki Saïd pouvant notamment faire l'objet d'offres alléchantes).
Si les supporters du Standard auront donc été logiquement déçus de ne pas voir leur équipe terminer dans les six premières places de la phase classique, tout en la voyant galérer contre des équipes bien modestes en phase régulière, ils doivent toutefois reconnaître à leur nouvelle direction qu'elle travaille dans le bon sens, et dans l'anticipation, comme en témoigne l'arrivée de Bruny Nsimba pour la saison prochaine, déjà officialisée fin mars.
Si Marc Wilmots n'a officiellement commencé son travail que six jours plus tard, voilà donc un an que la grande reconstruction du Matricule 16 est amorcée. Une qualification européenne décrochée à l'issue du barrage contre le quatrième (ou cinquième) des Champions Play-Offs pourrait encore accélérer le processus en bord de Meuse, où retrouver la scène continentale était espéré dans les deux ans. La direction liégeoise est donc sur le droit chemin, même s'il lui reste encore un énorme chemin à parcourir pour retrouver les toutes hautes sphères du football belge.
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