Changement de discours à Charleroi ? "Même si ça ne marche pas sur du long terme..."
Pour le dernier match de la phase classique, Charleroi se rendra à Zulte Waregem. Hans Cornelis veut voir les siens enfin relever la tête.
Charleroi en est désormais à huit matchs de rang sans victoire. Les Zèbres comptent sur le déplacement de dimanche à Zulte Waregem pour se remobiliser avant les Playoffs. Mais en face : le Essevee jouera le couteau entre les dents pour éviter les Playdowns.
"C’est une équipe qui joue habituellement plus en bloc bas, mais qui va probablement devoir presser haut à un moment du match pour gagner. C’est un peu le doute qu’on a, aussi du fait du nouvel entraîneur. La situation là-bas peut donner un peu de stress à notre adversaire, qui n’a déjà forcément beaucoup de confiance", estime Hans Cornelis en conférence de presse, cité par Le Soir.
Le match opposera donc deux équipes qui doivent l'emporter pour sortir de leur mauvaise passe. Zulte Waregem reste de son côté sur cinq défaites consécutives. Alors que l'équipe était dans le top 6 au soir de la douzième journée, elle joue désormais pour ne pas descendre.
Qui arrêtera sa chute ?
L'enjeu comptable a beau être moins important pour Charleroi, Cornelis tient tout autant à la victoire, pour reprendre confiance : Je ne veux pas être arbitre, mais penser à Charleroi et gagner, même si c’est en jouant mal parce que les deux semaines de trêve pourraient être très longues en cas de défaite. Gagner en jouant mal, même si ça ne marche pas sur du long terme, ça peut être suffisant. Pour un entraîneur, c’est bien de jouer le jeu espéré, mais personne ne se plaint d’une victoire après un mauvais match".
Un discours qui présente une évolution par rapport aux dernières semaines, où Cornelis semblait vouloir mourir avec ses idées. Dominer pour finalement encaisser deux buts en cinq minutes contre Louvain a sans doute rappelé le besoin de se montrer un peu plus pragmatique, quitte à revenir aux bases.
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"Cette semaine, on a montré ce qui était bon, mais aussi ce qui ne l’était pas. C’est important aussi, mais on crée beaucoup d’occasions, donc il ne faut pas remettre en question l’animation ou le système", tempère-t-il.