Plus personne ne rit de Matthieu Epolo : les progrès du gardien du Standard sont épatants

Florent Malice
Florent Malice, journaliste football
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Plus personne ne rit de Matthieu Epolo : les progrès du gardien du Standard sont épatants
Photo: © photonews

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Le Standard l'a emporté 0-5 ce week-end et pourtant, l'homme du match est peut-être Matthieu Epolo : le gardien des Rouches a sauvé ses couleurs avant que la roue tourne. Cette saison, ce n'est pas la première fois.

Regardons dans le rétroviseur : remontons jusqu'en octobre 2024, pour le premier Clasico d'un Matthieu Epolo que la Jupiler Pro League découvrait seulement depuis quelques mois. Déjà très inconstant depuis le début de la saison, le nouveau n°1 des Rouches se trouait totalement face à Anderlecht et les critiques s'abattaient sur lui.

Elles ne cesseront pas au fil de la saison, qu'Epolo finira même sur le banc au profit d'un Gavin Bazunu dont tout le monde a déjà oublié le passage calamiteux à Sclessin. Ces critiques étaient-elles justifiées ? Oui. Oubliaient-elles, cependant, de prendre les formes et le recul nécessaires quand elles sont adressées à un gardien qui n'avait pas encore 20 ans ? Là aussi, la réponse est oui. 

Epolo a travaillé ses points faibles et amélioré son attitude 

Jeune, arrogant, un peu trop sûr de lui, Matthieu Epolo a subi le retour de bâton de cette attitude au fur et à mesure que ses erreurs, la saison passée, s'empilaient. Non, il n'était pas à niveau, et c'était compréhensible de voir le Standard lui amener un concurrent. L'ex-international Espoirs belge pouvait réagir de deux façons : en s'écroulant, ou en relevant la tête et en travaillant dur. 

Bien aidé par le niveau de Bazunu, Matthieu Epolo a rapidement pu faire son retour dans le onze et visiblement, il a travaillé dur dans l'ombre. Résultat : cette saison, il est presque méconnaissable. Excellent sur sa ligne, il l'a toujours été - mais il commettait tellement d'erreurs dans d'autres secteurs que ces sauvetages n'étaient pas décisifs, puisque parasités par d'autres moments dans le match.



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Mais ses erreurs d'appréciation sur phases arrêtées, ses sorties approximatives, son excès de confiance : tout cela a été balayé, remplacé par un certain charisme - il a même été récompensé par un brassard de capitaine. Cette progression, on la doit en bonne partie à un homme : Jean-François Gillet, qui avait déjà fait grandir Arnaud Bodart jusqu'à devenir le patron qu'on a connu... et qui a certainement permis à Epolo de devenir aussi bon qu'il l'est actuellement sur penalty. 

Bien sûr, Matthieu Epolo a encore des points faibles, à commencer par son jeu au pied nettement perfectible. Mais il est le n°1 incontesté du Standard désormais, et ne fait plus passer ce petit frisson dans le dos des supporters liégeois sur certaines phases chaudes. Mieux : sa valeur marchande de 5 millions d'euros paraît légitime et même un peu basse. Epolo ne fait plus "rire" personne, et fait probablement partie des 5 meilleurs gardiens d'un championnat qui, il est vrai, a rarement été aussi faible dans ce département qui fait pourtant historiquement notre fierté. 

Une Coupe du Monde pour confirmer ce statut 

Quels qu'aient été ses progrès, bien sûr, Matthieu Epolo aurait eu du mal à postuler pour une place en équipe nationale belge devant la concurrence de garçons comme Courtois, Sels mais aussi et surtout les grands talents de sa génération, Mike Penders et Senne Lammens. Son choix en faveur de la République Démocratique du Congo est logique. 

Et si pour l'instant, il se content d'un rôle de doublure, le dernier rempart du Matricule 16 pourrait bien espérer mieux à moyen, voire court terme. Il est le gardien le mieux coté et le plus prometteur des Léopards, le titulaire habituel Lionel Mpasi-Nzau n'ayant disputé que 4 matchs cette saison avec Le Havre et Timothy Fayulu ne jouant même plus... en D1 arménienne. Peut-il rêver de disputer la Coupe du Monde 2026 en tant que n°1 de la RDC ? Le Standard s'en frotterait les mains...

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