Analyse Comment Anderlecht doit à nouveau changer de cap dans sa politique de transferts (y compris chez les jeunes)

Comment Anderlecht doit à nouveau changer de cap dans sa politique de transferts (y compris chez les jeunes)
Photo: © photonews
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L'effectif d'Anderlecht est statistiquement le deuxième plus petit (en termes de centimètres de D1A). Cela se ressent notamment en pointe.

Les mots de Colin Coosemans après la défaite contre le Club de Bruges ont marqué les esprits. " Nous n'avons pas d'attaquant de pointe, donc nous devons faire la différence dans le jeu. Et aujourd'hui, ça n'a pas fonctionné". Cela ressemble à un simple constat, mais le gardien a en réalité mis le doigt sur une faiblesse de l'effectif.

Anderlecht ne manque pas seulement d'un pivot, c'est carrément de la présence physique sur toute la ligne qui fait défaut. L'arrivée de Danylo Sikan devait changer la donne. Avec son 1,87 m et son profil de point d'appui, il était censé apporter un autre type de menace devant.

Verschaeren et Degreef : ni gabarit ni vitesse

Sauf qu'il n'a pas convaincu lors de ses premiers matches et s'est ensuite blessé. Résultat : Anderlecht se retrouve à nouveau sans solution devant. Reste à voir si l'attaquant qui a coûté 4,5 millions d'euros pourra apporter cela la saison prochaine. Il a déjà failli à ce niveau à plusieurs reprises.

Mais le problème va plus loin que le seul poste d'avant-centre. Regardez l'équipe actuelle : on y voit un groupe qui manque de puissance dans les duels et d'intensité physique. Des joueurs comme Yari Verschaeren, Tristan Degreef et Thorgan Hazard ont indéniablement des qualités techniques, mais ils sont trop souvent surclassés dans l'affrontement physique.



En Jupiler Pro League, où l'intensité et la force dans les duels sont cruciales, c'est un problème fondamental. Contre les cadors, mais aussi face à des adversaires plus modeste sur le papier, Anderlecht est trop souvent bousculé. Conséquence : les Mauves doivent en permanence trouver des solutions via le jeu de combinaison, sans disposer d'assez de domination pour l'imposer de manière constante.

Il y a évidemment des exceptions. Moussa Diarra et Nathan De Cat apportent de la résistance physique, tandis que Mihajlo Cvetkovic, malgré sa taille plus modeste, montre de la force dans les duels. Mais ils sont tout simplement trop peu nombreux pour bâtir une équipe capable de répondre aux exigences physiques du championnat.

Le déclic a aussi eu lieu à Neerpede

Ce manque de gabarit se reflète aussi dans la manière dont Anderlecht vit ses matches. Dans les moments clés – comme face au Club Bruges – on voit à quelle vitesse l'équipe est déséquilibrée lorsque l'adversaire augmente le rythme et l'intensité. Un duel perdu, un moment de faiblesse, et le match bascule.

Ce n'est donc pas un hasard si l'on réfléchit déjà en interne à un changement de cap. Avec l'arrivée d'Antoine Sibierski comme nouveau directeur sportif, Anderlecht semble comprendre que le profil de l'effectif doit évoluer. La technique seule ne suffit plus.

Fait marquant : cette évolution est déjà visible dans la formation à Neerpede. Là où l'on privilégiait auparavant des joueurs techniquement raffinés, on insiste désormais davantage sur les paramètres physiques et la vitesse. Les cas de Verschaeren et Degreef – des talents qui peinent à s'imposer physiquement – ont clairement influencé ce virage.

Le défi consiste désormais à prolonger cette vision jusqu'au noyau A. Cela suppose un recrutement ciblé : attirer des joueurs à la fois solides techniquement et physiquement. Mais cela a un coût. Ces profils sont rares et chers, ce qui en fait une mission loin d'être évidente.

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