"C'est maintenant le cas avec lui" : Nathan De Cat prévenu par un Diable sur ce qui l'attend

Charles De Ketelaere semble prêt à s'affirmer aux avant-postes avec les Diables Rouges. Nous avons rencontré l'attaquant à l'hôtel des Diables Rouges, où il est revenu sur sa progression à l'Atalanta, sa période compliquée à l'AC Milan et la pression qui pèse sur les jeunes Belges.

Charles De Ketelaere devrait sans aucun doute recevoir sa chance devant lors des matches amicaux contre les États-Unis et le Mexique. En l'absence de Romelu Lukaku, il paraît logique que Rudi Garcia opte pour CDK en pointe.

D'autant qu'il revient en forme avec l'Atalanta. "Je pense en effet que je réalise une bonne saison", nous confie-t-il. "En termes de statistiques, c'est un peu moins abouti que les années précédentes, mais globalement, c'est bien meilleur, à mon avis."

"Je pense qu'aujourd'hui, je suis plus important pour l'équipe. Avec Gasperini, j'étais souvent remplacé. C'est quelque chose qu'il fait souvent en tant qu'entraîneur : il change rapidement ses attaquants. Maintenant, je joue davantage et ça fait du bien", poursuit le Brugeois.

L'école de la vie en Italie

La différence entre sa période à l'AC Milan et ses aventures à l'Atalanta est énorme. "Le style de jeu de Gasperini m'a énormément aidé. À Milan, j'évoluais à une position tout à fait différente, alors que mes qualités s'expriment bien mieux quand je joue haut sur le terrain".

À 25 ans, De Ketelaere a déjà vécu beaucoup de choses. D'un transfert record pour le championnat belge à une déception à l'AC Milan, jusqu'à la victoire en Europa League avec l'Atalanta. Que dirait le Charles d'aujourd'hui au Charles qui quittait le Club de Bruges ? "Peut-être que je n'aurais pas dû y aller les étoiles plein les yeux. Mais c'est aussi lié à mon caractère. Quand je signe de bonnes prestations, je sens que je grandis. Je lui dirais d'arriver plein de confiance".

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Des attentes difficiles à gérer

Le Diable Rouge ne veut pourtant pas oublier les moments durs à Milan : "Ce n'était pas une saison agréable, mais cette étape a été importante pour moi. Elle m'a fait grandir comme joueur et comme personne".

Il veut notamment parler de la pression extérieure. "Les jeunes Belges sont toujours énormément mis en avant", constate De Ketelaere. "C'était le cas avec Arthur Vermeeren, et maintenant aussi avec Nathan De Cat. On sent que cela génère de la pression".

"Cela crée des attentes qui ne sont peut-être pas tout à fait réalistes. Ça a été une leçon pour moi, et peut-être aussi pour d'autres. Il n'est pas forcément mauvais de se heurter au mur de temps en temps", conclut Charles De Ketelaere, qui peut à son tour être d'une aide précieuse pour ses jeunes coéquipiers.

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