Interview Le Beerschot a échoué mais visera la montée directe la saison prochaine

Le Beerschot a échoué mais visera la montée directe la saison prochaine
Photo: © photonews
Deviens fan de Beerschot! 928

Le rêve du Beerschot de retrouver la Jupiler Pro League s'est envolé en finale des barrages de la Challenger Pro League. Sur une double confrontation face à Lommel, les Rats se sont sèchement inclinés.

C’est surtout lors du match retour qu’il est apparu clairement que le Beerschot est, pour l’instant, encore un peu court pour un retour au plus haut niveau. Selon le commentateur et analyste de DAZN James Odvart, cette promotion manquée n’a toutefois rien d’une catastrophe. Au contraire même : au sein du club, on semble conscient que cette équipe n’était pas encore totalement prête à franchir le cap.

Le Beerschot en est lui-même conscient

“J’ai l’impression que pour le Beerschot, c’était tout de même une année de transition”, analyse Odvart pour nous. “Après la reprise du club par les Japonais, il a fallu chercher de la stabilité et une nouvelle structure. Il y a de l’ambition dans ce club, mais en même temps on a aussi entendu l’entraîneur Mo Messoudi dire qu’il était fier de son équipe. Quand, dans une telle situation, on met surtout en avant la fierté, cela signifie aussi, d’une certaine manière, que l’on comprend qu’on n’est pas encore prêt".

Ce sentiment s’est, selon Odvart, révélé évident lors de la confrontation avec Lommel. Le match retour, surtout, a mis en lumière plusieurs points douloureux. "On a vu que le Beerschot manque de qualité dans certaines zones du terrain. Il lui manque de l’efficacité, de la vitesse et de la créativité. L’équipe a du mal à faire la différence dans les matchs où il faut vraiment le faire".

Sur le plan individuel aussi, l’analyste a vu des axes d’amélioration. Le gardien Nick Shinton n’a pas été irréprochable à un moment crucial contre Lommel, si bien que ce poste devra peut-être aussi être évalué pendant le mercato estival. "Peut-être qu’il faudra y changer quelque chose", estime Odvart.

Un mercato estival costaud sera nécessaire pour combler les lacunes

Selon lui, les prestations en demi-teinte des derniers mois montrent que la promotion serait, au final, arrivée trop tôt. "Ce n’est pas un hasard s’ils ont connu un 0/12 en championnat. Cela pointe une équipe qui manque encore de stabilité".

L’ambition reste toutefois très élevée au Beerschot. Les nouveaux propriétaires japonais veulent replacer le club sur la carte du football belge et savent que la saison prochaine sera cruciale. Une saison supplémentaire en Challenger Pro League serait une sérieuse déception, sportivement comme financièrement. Les patrons japonais ont racheté le Beerschot pour son potentiel, mais ils veulent aussi la visibilité de la Jupiler Pro League. En D1B, ils ne l'obtiennent pas. Et ils savent ce qu’il est possible d’accomplir avec un tel public.

C’est pourquoi un mercato estival musclé paraît inévitable. Le Beerschot a besoin de plus d’expérience, de plus de vitesse devant et, surtout, de davantage de créativité entre les lignes. Physiquement aussi, l’équipe a semblé trop fragile, aux moments clés, face à un Lommel plus mordant.

La conclusion est claire : cette saison pouvait encore servir d’année de transition, mais la saison prochaine, les attentes seront tout autres. Autre chose qu’une place dans le top 2 risque d’être considérée comme un échec.

Corrigeer
Une erreur dans l'article ci-dessus? Annoncez le ici!

Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot

Plus de news

Plus de news