"La seule fois où j'ai pleuré" : quand Mbaye Leye, acclamé à Bruges, ratait le titre sur le fil avec Zulte
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Mbaye Leye repense encore à la saison 2012-2013 avec des sentiments mitigés. "Nous avons été champions pendant trois minutes, pour finalement ne pas l'être. Le pire, c'est que je ne devais même pas me trouver dans le mur à ce moment-là."
Retour en pleine saison 2012-2013. Quatrième journée des Play-Offs 1, Zulte Waregem crée la sensation et va s'imposer 3-4 sur la pelouse du Club de Bruges. Alors que tout le monde voyait l'Essevee s'effondrer, la réalité était claire : les hommes de Franky Dury allaient se battre jusqu'au bout pour le titre.
"Tout s'est parfaitement enchaîné ce jour-là. C'était l'anniversaire de mon fils et il m'a dit : "Papa, j'espère que tu vas marquer." Je lui ai répondu que je serais déjà content si on ne perdait pas 3-0. Heureusement, les choses se sont passées autrement", se souvient Mbaye Leye dans les colonnes de Het Nieuwsblad.
Auteur d'un triplé, le Sénégalais a reçu une ovation. "Après mon troisième but, j'ai été applaudi. C'est à ce moment-là qu'on réalise qu'on a accompli quelque chose d'exceptionnel. Mais sans ces deux arrêts de Sébastien Bruzzese à 3-4, mon triplé aurait peut-être été vain."
La plus grande douleur de la carrière de Mbaye Leye
La saison a toutefois connu des moments difficiles, comme cet incident avec Franck Berrier. "Il a touché le ballon avant mon penalty et je l'ai raté. J'ai perdu mon sang-froid et je l'ai frappé. Ma mère m'a passé un savon ce soir-là. Elle avait raison : c'était inadmissible."
Le titre s'était décidé lors d'un duel décisif au Sporting d'Anderlecht… lors duquel Zulte Waregem avait même ouvert la marque. "C'était un scénario digne d'Hitchcock. On n'aurait pas pu l'inventer. Et quand on a marqué, je me suis dit : ça y est, le titre est à nous."
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Je n'étais même pas censé être dans ce mur"
Trois minutes plus tard, c'était le drame pour Zulte après le coup franc de Lucas Biglia. "Sans doute le pire coup franc qu'il ait jamais tiré, mais le ballon est entré à cause de ma déviation du coude. Je n'étais même pas censé être dans ce mur. C'était ma décision. Je n'ai jamais revu cette action. C'est trop douloureux."
"C'est la seule fois où j'ai pleuré sur un terrain. Je n'ai pas dit un mot après. Cela reste la plus grande déception de ma carrière. Quand j'y repense, je la ressens encore", a conclu Mbaye Leye, aujourd'hui entraîneur adjoint de Rik De Mil à La Gantoise.