Détails, chiffres : quelle est l'étendue des dégâts à Sclessin après les incidents de Standard - Charleroi ?
Photo: © photonews
Les incidents comme ceux de samedi dernier coûtent de l'argent, mais aussi de la réputation au Standard, à Charleroi et à la Wallonie de manière générale. Chose que regrette Pierre François, qui a discuté de pistes d'amélioration avec la Famille des Rouches.
Les incidents survenus entre le Standard et Charleroi, samedi dernier, ont fait le tour de la Belgique et ont été relayés en masse dans de nombreux pays européens.
Le stade de Sclessin a été le triste théâtre d'un chaos, après lequel le manager général du Standard, Pierre François, s'est exprimé longuement lundi en conférence de presse pour évoquer les différents aspects de ces incidents.
128.000 € d'amendes... sans compter samedi dernier
Le sujet de l'ampleur des dégâts et de la facture à payer est inévitablement revenu sur la table. "Sans compter les dégâts de samedi, la Fédération et la Pro League ont déjà appliqué 128.000 € d'amendes et de factures au Standard", a déclaré Pierre François. La ville de Liège a également augmenté sa taxe sur le ticketing de 4 à 14 % environ en raison du grand effectif des forces de l'ordre nécessaire à chaque match.
"En concertation avec la Famille des Rouches, l'objectif est de passer sous la barre des 75.000 € d'amendes et de factures la saison prochaine. On ne donne pas le droit aux supporters de faire n'importe quoi dans le stade à hauteur de 75.000 €, mais il faut rester réalistes."
"On ne passera pas du noir au blanc d'un coup. Réduisons ces amendes de moitié, et si la réduction est encore plus grande qu'espéré, le Standard s'engagera à subventionner la Famille des Rouches pour les déplacements en car."
Sièges, toilettes, grilles, LED...
Qui dit dégâts causés samedi ? "Il y a, au bas mot, une cinquantaine de sièges à remplacer, ce qui n'est pas le plus inhabituel. Il y a aussi cette c**** qui consiste à voir des dégâts dans les toilettes visiteurs, que l'on remplace à chaque fois. Le plombier doit être content d'être notre fournisseur", a lâché Pierre François, avant de poursuivre.
"Il y a aussi cette mode un peu c**** de plaquer des stickers partout. Ici, en plus, des grilles ont été défoncées. La grille au rez-de-chaussée de la T4 est généralement ouverte pour permettre aux PMR visiteurs d'avoir un accès sous la bâche publicitaire, mais il n'y en avait pas du côté de Charleroi, c'est pourquoi la grille était fermée avec des cadenas. Elle a malgré tout été défoncée", poursuivait le manager général.
"Il y a d'autres dégâts de ce type, sans compter une LED qui a pris feu. On verra comment cela sera chiffré, mais cela coûte de l'argent et, malheureusement, aussi en réputation. Je vois écrit que ces incidents sont propres à la Wallonie ? Étiez-vous à la finale de la Coupe de Belgique entre Bruges et Anderlecht l'an dernier avec la chasse à l'homme dans la rue ? J'en ai marre que l'on dise du mal de la Wallonie. Des mesures vont être prises, mais ces débordements ne sont pas propres à la Wallonie", a appuyé Pierre François.
Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot
