Licencié d'Anderlecht il y a un an, en tête avec l'Union aujourd'hui : David Hubert, hasard ou coup de génie ?

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L'ascension de David Hubert à l'Union Saint-Gilloise a quelque chose de particulièrement symbolique. Un an après son départ du RSC Anderlecht, il se retrouve soudainement à la tête des Champions Play-offs avec le voisin bruxellois. Un hasard ? Certainement pas.

David Hubert n’a pourtant pas connu un parcours sans accroc. Son passage à Anderlecht s’est terminé brusquement et, à Louvain, son bilan a également été en dents de scie. Son talent d'entraîneur était visible, mais la régularité faisait défaut.

Et pourtant, à l’Union, il semble avoir trouvé la bonne formule. Cela soulève une question plus large : comment expliquer que les entraîneurs y réussissent presque systématiquement ? La liste est déjà impressionnante, avec notamment Karel Geraerts, Alexander Blessin et Sébastien Pocognoli.

Un style de jeu non négociable

La réponse tient moins à l’entraîneur qu’au club lui-même. L’Union s’est construit, ces dernières années, une identité extrêmement claire, un style de jeu non négociable auquel chaque entraîneur doit se conformer.

Cette approche fonctionne précisément parce qu’elle est constante. Là où d’autres clubs repartent de zéro à chaque changement d’entraîneur, l’Union reste fidèle à ses fondations. Le coach apporte des nuances, mais ne touche pas au cœur du projet.

Ce cœur est limpide : intensité, pressing et puissance dans les duels. L’Union veut dominer les matchs sans nécessairement avoir le ballon. L’objectif est d’étouffer l’adversaire et de le briser physiquement.

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L’Union, un tremplin pour les entraîneurs

Derrière cette réussite se trouve un recrutement parfaitement aligné avec cette philosophie. Des joueurs capables de répéter les efforts, dotés de volume de jeu, de qualités techniques, mais surtout de caractère. À l’Union, il faut être solide mentalement et prêt à gagner les duels.

Pour Hubert, c’est un facteur déterminant. Il n’a pas besoin de mener une révolution, mais peut s’appuyer sur un système déjà rodé. Cela apporte de la clarté, de la sérénité et, immédiatement, des résultats.

L’Union est ainsi devenue un véritable tremplin pour les entraîneurs. Non pas parce qu’ils y deviennent soudainement meilleurs, mais parce qu’ils évoluent dans un environnement où la réussite est en grande partie structurellement intégrée. Hubert n’est, pour l’instant, que la dernière illustration de cette formule.

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