Les 12 travaux d'Antoine Sibierski : le directeur sportif du RSC Anderlecht a une boulangerie sur la planche

RSCA

C'est enfin officiel : Antoine Sibierski est le nouveau directeur sportif du RSC Anderlecht. On lui souhaite déjà bonne chance : la liste de tâches qui l'attend est longue.

Trouver un entraîneur pour Anderlecht

C'est le premier dossier auquel Antoine Sibierski va s'atteler, probablement : le RSC Anderlecht a besoin d'un entraîneur. Au moins, le club a fait les choses dans l'ordre, même si ce n'était initialement pas prévu : l'échec dans le dossier Schreuder permet à Sibierski de vraiment pouvoir amener un homme à lui, plutôt que de devoir s'accommoder du choix du Sporting. Reste désormais à trouver la perle rare, après une succession d'échecs depuis le départ de Vincent Kompany. 

Clarifier les choses au sein du club 

Le fait qu'il ait été annoncé comme "directeur sportif", et pas comme "chief technical officer" comme on le pensait à la base, est un message clair : Anderlecht veut clarifier les choses. L'organigramme a longtemps été incompréhensible : on ne savait plus vraiment qui faisait quoi au sein du club. Sibierski est un homme de caractère et de poigne : "Je veux qu'on me laisse travailler", résumait-il à Troyes. Pas question, donc, de lui marcher sur les pieds ou de le reléguer à un rôle de l'ombre, comme Olivier Renard a pu le vivre en fin de mandat.

Comprendre le RSCA et son contexte

Antoine Sibierski a déjà connu la pression en tant que joueur, mais en tant que dirigeant, celle qu'il va découvrir à Anderlecht risque d'être un peu neuve pour lui. L'ESTAC Troyes a beau faire partie du City Football Group, le succès n'y est pas aussi capital qu'au RSCA. Dans un an, cela fera 10 ans que les Mauves n'ont pas été champions de Belgique, et Sibierski en entendra beaucoup parler. Ses moindres décisions seront analysées par les supporters, par la presse - qui ne le ratera pas, notamment au nord du pays - et certainement par Marc Coucke, qui joue gros avec cette énième révolution de palais.

Bien vendre Nathan De Cat... ou le garder par miracle ? 

Sibierski rime avec Houdini, mais on ne demanderait même pas à un magicien de parvenir à conserver Nathan De Cat cet été. Ce serait pourtant, sportivement, la meilleure chose pour le joueur, qui n'est pas prêt pour un saut vers le top absolu. Si c'est un très grand club qui vient le chercher, alors Antoine Sibierski aura peut-être un coup à jouer, à savoir obtenir son prêt immédiat, dans un montage "à la Mike Penders" ; si c'est un club du calibre du Vfb Stuttgart qui se présente, ce ne sera pas possible.

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Anderlecht espère en tout cas battre son record sortant avec De Cat : c'est optimiste pour un joueur n'ayant jamais connu l'Europe et qui arrive en fin de contrat en 2027. Antoine Sibierski devra se montrer ferme... 

Transférer beaucoup, beaucoup, beaucoup de qualité 

Le noeud du problème à Anderlecht, c'est la qualité : elle est tout bonnement insuffisante pour se mesurer aux meilleures équipes du championnat. Chaque ligne a besoin de renforts, et ce avant même de prendre en compte les départs à venir de Hazard et De Cat, par exemple. Il faudra donc transférer beaucoup... et si possible dès le début du mercato afin que le coach puisse construire au plus vite. 

Enfin se débarrasser de certains poids morts 

Vendre De Cat, c'est une chose : il y aura de la demande pour un tel joueur. Mais Thomas Foket et Alexis Flips, par exemple, sont encore là et ont un salaire assez gourmand datant de l'une des directions sportives précédentes. Leur trouver une porte de sortie s'annonce bien plus difficile. 

Certains titulaires réguliers peuvent aussi partir 

Et il n'y a pas que Foket et Flips : avec un an de contrat restant et un salaire assez conséquent, Ludwig Augustinsson aussi, entre autres, pourra partir si un club se montre intéressé. Le Suédois devra être remplacé, car il est un titulaire important. Mario Stroeykens veut partir depuis longtemps, et s'il a refusé Braga parce qu'il estimait pouvoir viser mieux, on se dit que le calcul était peut-être maladroit de sa part - et que le RSCA serait bien content de toucher 6,5 millions pour lui cet été, ce que le club portugais offrait à l'époque. Bref : avant d'acheter, vendre l'un ou l'autre de ces joueurs risque d'être nécessaire... 

Penser à Neerpede 

Sibierski a bien sûr étudié le sujet : il sait qu'à Anderlecht, le centre de formation est une fierté. Les supporters veulent voir des "kets" de Neerpede sur le terrain. La génération qui a remporté la Future Cup est encore un peu tendre mais s'assurer que des garçons comme Nunzio Engwanda, Alexander De Ridder, Enzo Sternal, Devon De Corte ou encore les prodiges Nga Kana et Onia Seke reçoivent leur chance sera important. 

Énoncer ses ambitions... sans vendre du rêve 

Il serait tentant pour Antoine Sibierski d'arriver en clamant que "le RSC Anderlecht ne peut viser que le titre", comme certains ont pu le faire par le passé. Mais le Français, qui affirme ne pas être homme de grands discours, va devoir gérer des années de frustrations et de déceptions : inutile de vendre du rêve aux supporters. Construire en un mercato, presque de zéro, une équipe capable d'être championne ? C'est quasi-impensable. Anderlecht va peut-être vivre une énième saison de transition : le tout sera qu'enfin, les supporters aient au moins la sensation d'aller quelque part, quitte à ce que la route soit longue. 

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