Avec le départ de Burgess, l'Union passe un cap symbolique : la transformation est totale !
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L'Union Saint-Gilloise a annoncé ce week-end le départ de Christian Burgess. Une page se tourne, mais c'est aussi symboliquement une ère qui se termine : il ne reste aucun joueur de la saison 2021-2022 dans le noyau de l'USG.
Moment émouvant pour les supporters de l'Union Saint-Gilloise ce week-end : le club a annoncé le départ de Christian Burgess, l'une des icônes du Parc Duden et le dernier héros de la montée en D1A encore présent au stade.
En effet, ce départ signifie tout bonnement la fin d'une ère à l'USG. Avec la retraite de Guillaume François, qui était prévisible, ce départ un peu surprenant de Burgess pour une raison de désaccords entre le défenseur anglais et sa direction signifie qu'aucun joueur de la saison 2021-2022, la première de cette Union 2.0 en D1A, n'est encore au club.
François et Burgess, les derniers des mohicans
Un regard sur le noyau de l'Union en 2021-2022, saison de la remontée, ouvre inévitablement la boîte à souvenirs pour les supporters mais aussi pour les amateurs de football en Jupiler Pro League. La présence de l'USG au sommet du championnat s'est faite banale, mais à l'époque, ce groupe de promus pas comme les autres allait chambouler la hiérarchie du football belge.
Le départ d'Anthony Moris l'été dernier laissait Christian Burgess et Guillaume François comme derniers des "survivants" de cette équipe qui finirait deuxième du championnat à la surprise générale. Certains allaient rapidement quitter l'Union par la grande porte : Deniz Undav et Casper Nielsen, par exemple. D'autres s'avéreront vite ne pas avoir le niveau des ambitions du club en D1A, qui n'était pas de jouer le maintien mais le sommet, et s'en iront avec les honneurs.
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Certains feront partie des meubles quelques saisons : Siebe Van der Heyden évoluera deux saisons en D1A avant de tenter sa chance à Mallorque, Teddy Teuma également avant de rejoindre Reims. Chouchou du public, Loïc Lapoussin verra son étoile pâlir au fil des saisons jusqu'à s'en aller par la petite porte, mais si vous demandez dans les travées du Parc Duden aux supporters de vous composer une "équipe-type" de ces années de D1A, le nom du Malgache reviendra souvent, par sentimentalisme peut-être.
Un renouvellement impressionnant
Ce changement total de visage en six ans est-il si rare ? Pas vraiment, mais il est rarement synonyme de résultats probants. Le Standard de 2020-2021 n'a plus aucun joueur en commun avec celui de 2026-2027 non plus, pas plus que le Sporting Charleroi ; à La Gantoise, Davy Roef était déjà présent en 2020, mais c'est le seul.
Les résultats de ces trois clubs montrent qu'un tel turnover, sans tauliers, sans points d'ancrage, est rarement bon signe. Au Club de Bruges, Vanaken et Mechele font partie des meubles ; on imagine mal le KRC Genk sans Bryan Heynen. Avec le départ de Christian Burgess, l'Union perd ce patron qui amenait tant et était encore à niveau sur le plan sportif, même si certains pointaient un léger déclin cette saison.
Si chaque été, l'USG a perdu ses cadres et qu'elle a toujours été capable de se renouveler, c'est peut-être en partie parce que des garçons comme Burgess, François (dans l'ombre plutôt que sur le terrain) et avant eux Moris maintenaient cet "esprit Union" dans le groupe. Ce sera un défi de le conserver sans eux. Mais on ne jure plus de rien : vous ne nous prendrez plus à écrire que la prochaine saison sera celle de trop pour les Saint-Gillois...