Enfin une entame réussie pour oublier deux tournois pourris ? La Belgique veut son rêve américain
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Cette fois, ça y est : la Belgique lance sa Coupe du Monde ce lundi face à l'Égypte, qu'on considère comme son grand rival pour la première place du groupe. Et elle l'aborde avec une confiance renouvelée.
Il y a toujours quelque chose de stressant à faire partie des dernières nations à lancer sa Coupe du Monde. Et les Diables Rouges en ont fait une vilaine habitude : en 2014, nous avions ainsi été versés dans le groupe H, soit le dernier à entrer en lice. En 2018, c'était le groupe G et en 2022, le groupe F. Cette fois encore, il a fallu voir un paquet d'autres équipes lancer leur compétition avant que, enfin, ce groupe G des Diables soit dans les starting blocks.
Tout cela donne le temps de douter, de se poser des questions - puis de se mettre à rêver, à s'emballer. Après tout, qui a été vraiment impressionnant jusqu'ici dans ce Mondial ? Les USA, que nous avons facilement dominés en mars dernier. L'Allemagne ? Elle n'a affronté que Curaçao. Le Maroc a fait belle impression mais le Brésil a déçu, les Pays-Bas se sont montrés naïfs face à un Japon qui avait goûté à notre propre "remontada" en 2018.
Mais il y a aussi eu ces petits couacs d'équipes favorites sur papier : la Turquie battue par l'Australie, la Suisse accrochée par le Qatar. Dans une moindre mesure, même la victoire de la Côte d'Ivoire sur l'Equateur, deuxième de la zone qualificative d'Amérique du Sud, incite à la prudence. Et voilà qu'on arrive au jour J sans vraiment savoir à quoi s'attendre.
Oublier deux grands tournois pourris
Car c'est un fait aussi que cette Belgique aime galérer pour ses entames de tournoi. En 2014, on s'en souvient, elle s'était retrouvée menée par l'Algérie avant d'enfin renverser la situation en seconde période. En 2018, face à un Panama qui faisait figure de petit poucet, il a fallu attendre la deuxième mi-temps pour enfin ouvrir le score. Et en 2022, nous n'aurions jamais dû battre le Canada.
Tout ça sans même parler du dernier grand tournoi disputé, cet Euro 2024 qui avait été lancé par une défaite piteuse contre la Slovaquie. Pour ceux qui en doutent : l'Égypte est un adversaire d'un calibre supérieur. Arriver trop confiant serait donc une grossière erreur. Mais on a la sensation que ces Diables en sont conscients. Et de mémoire de suiveur des Diables Rouges (depuis 2018, donc), on a rarement senti l'atmosphère autour du groupe aussi positive.
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Reste, maintenant, à ne pas se laisser piéger par ces Pharaons autour desquels, aussi, l'enthousiasme est énorme - la conférence de presse interminable de ce dimanche face à un parterre de journalistes totalement acquis à la cause de Hossam Hassan en était une preuve impressionnante. Rudi Garcia, lui, a l'air serein, prêt à aborder ce qu'il a justement nommé "le graal pour tout sélectionneur" alors que sa première Brabançonne en grand tournoi retentira un peu avant midi au Lumen Field. Les supporters que nous avons croisés sont optimistes : ils sont prêts à oublier 4 ans de galère en grands tournois. Ne les décevez pas, messieurs...